Benoit Courti miniature

Benoit Courti, photographie poétique en noir et blanc

logo miniature

Benoit Courti, photographie poétique en noir et blanc

Partagez cet article
  • Partage Facebook
  • Partage Twitter
  • Partager via Google Plus
retour en haut

Aujourd’hui, trêve de couleurs, on se tourne vers le noir et blanc, vers sa simplicité et toute la poésie des clichés de Benoit Courti !

Après une carrière de musicien, il profite d’un retour en France en 2010 pour se lancer dans la photographie. Autodidacte, il faut avouer qu’il a tout de même un sacré coup d’œil pour capturer la fameuse étincelle avec son appareil. Je vous laisse juger par vous-même !

Be careful, world's crazy © Benoit Courti

Be careful, world’s crazy © Benoit Courti

Cut © Benoit Courti

Cut © Benoit Courti

Grain de Poussière © Benoit Courti

Grain de Poussière © Benoit Courti

Clin d'oeil à Gainsbourg © Benoit Courti

Clin d’oeil à Gainsbourg © Benoit Courti

J’ai été soufflé par la puissance des clichés la première fois que je suis tombé dessus. Ils sont visuellement parlant impressionnants tout en détenant un message ou une incitation à la réflexion très forte. Benoit Courti arrive à montrer son sujet tout en nous laissant une place à la rêverie, à l’interprétation.

La photographie à la natte est en ce sens splendide ; on oscille entre délivrance de la coupe et torture imposée. Les deux mains n’appartiennent pas à la femme, qui se laisse faire. Ne se débat-elle pas par résignation ou par simple souhait de voir sa belle chevelure se disperser au sol ? (D’aucuns diront que ces réflexions sont tirées par les cheveux, mais je les énonce tout de même. Parce que bon, c’est moi qui écris, hein.)

De même, cette petite fille au regard obstrué car « le monde est fou » balance entre toute la violence supposée face à elle et son absence de liberté face à sa réalité. Ce qui est intéressant ici, c’est que la folie se trouve en face d’elle, c’est-à-dire le photographe, et nous. Nous sommes donc le danger que l’on cache à la fillette, le monstre qui l’observe à travers l’objectif.

Oh, et… Mince, mais regardez donc le grain de la peau, cette texture ! Et la césure entre les mains burinées, marquées par le temps, et le visage enfantin, pur ; entre les doigts crispés tenant les ciseaux et le dos calme, au-dessous…

Speaking Hans © Benoit Courti

Speaking Hans © Benoit Courti

Ne sont-elles pas magnifiques, ces mains tellement évocatrices ? Je suis tenté de dire que le noir sublime ici la photographie, mais il n’agit pas sans la lumière, rendant le cliché aussi éloquent.

Cela dit, Benoit Courti, dans sa série Deep Black s’est aussi tenté à photographier sa seconde passion, la musique.

Maestro © Benoit Courti

Maestro © Benoit Courti

Play © Benoit Courti

Play © Benoit Courti

Violon © Benoit Courti

Violon © Benoit Courti

Étant moi-même un musicien, il m’est impossible de laisser de côté des clichés pareils. J’interprète le positionnement du photographe de la sorte : Benoit Courti place ici l’instrument au-delà de celui qui en joue. On voit les mains mais pas le corps, on voit le bois mais pas celui qui manie les mains, laissées en suspension.

Si on y réfléchit un peu plus, ce que l’on voit ici, ce n’est pas l’instrument, ce n’est pas l’absence de musicien… C’est tout simplement le son. La musique est photographie, en elle-même, sans artifice physique supplémentaire, dans toute sa simplicité, dans toute sa spontanéité. En cela, j’ai trouvé le premier cliché génial, tant il montre l’instant, tant il capture la crispation des mains, stoppées dans leur mouvement le temps de la photographie, battant la mesure, pourtant immobiles devant nos yeux.

Allez, une dernière avant se quitter… Celle-ci met en avant l’instrument en tant qu’objet, avec ses courbes magnifiées par le corps en arrière-plan (cadeau).

Le Violon © Benoit Courti

Le Violon © Benoit Courti


J’espère que cet article vous a plu ! Je me suis un peu plus laissé aller à l’interprétation en délaissant la technique, ayant assez peu d’éléments à donner de ce côté-là.

N’hésitez pas à le partager (les jolis boutons au-dessous), et à rejoindre l’artboratoire sur Facebook et Twitter !


Quelques liens utiles (je vous invite vivement à y faire un tour, car je n’ai vraiment pas fait tout le tour des travaux de Benoit Courti, vous avez encore beaucoup à découvrir par ici) :

Site officiel ;
Page Facebook ;
500px.

Un commentaire pour “Benoit Courti, photographie poétique en noir et blanc”

  1. semplicemente meravigliose

Laissez un commentaire (un cookie offert)