Emily Tan – animaux bariolés en folie

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Emily Tan miniature

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Aujourd’hui, trêve de demi-mesure colorée, allons explorer gaiement les territoires bariolés d’Emily Boon Ying Tan !

La jeune artiste, diplômée et fière de l’être de l’Université de Suffolk (UK) dans la filière artistique – je suppose – s’est lancée dans la peinture engagée, contre vents et marées. Elle a ainsi eu l’occasion de produire quelques représentations d’animaux bigarrés pour WWF, permettant à l’argent obtenu lors de leur vente aux enchères d’être reversé pour la cause environnementale.
Je ne m’étendrai pas trop sur ce point-ci, m’intéressant ici plus à l’aspect artistique qu’à l’intention sous-jacente. Si celle-ci sert de tremplin créatif tout en étant socialement honorable, je suis toujours preneur !

Sans plus attendre, ouvrez grand les mirettes…

Tant de couleurs, tant de majesté en un simple portrait d’animal ! Outre la parfaite maîtrise des formes, c’est évidemment le choix des teintes vives qui m’attire. Il y a dans ces œuvres une explosivité de la couleur qui tranche avec le calme affiché par les créatures. On ressent la puissance qui émane des fauves : leur calme affiché est contrebalancé par la peinture diluée qui coule vers le bas, par toute sa violence dès qu’on la regarde de plus prêt : les traits s’entremêlent en un chaos qui forme la bête.
La différence de vitesse entre l’animal fier, dans toute sa splendeur, toute sa beauté naturelle, et la tristesse qui perle de ses yeux m’a particulièrement frappée, notamment pour le tigre et le lion. Les tableaux ont été commandés par WWF et voir ces splendeurs colorées avoir au fond des pupilles une lueur d’abandon fend le cœur tout en montrant la maîtrise d’Emily Tan, à la fois du fond et de la forme.
Ces animaux existent, et ils sont magnifiques. Oui, mais pour combien de temps ? Ou : oui, mais comment survivent-ils ? Il y a donc, au-delà de la beauté artistique, une réflexion intéressante sur les espèces représentées.

Je vous laisse y réfléchir.
En attendant que votre cerveau malade parvienne à se forger un avis sur la question, intéressons-nous plutôt à sa manière de travailler. De ce côté-là, réjouissez-vous, Emily Tan a la gentillesse de prendre son matériel en photographie ! Autre avantage, elle suit le même schéma créatif pour ses différentes œuvres.

Après avoir tiré les noms des animaux à représenter au sort, elle commence par réaliser des croquis au crayon afin d’avoir une idée générale de la posture de l’animal. Elle réitère l’opération jusqu’à obtenir un résultat lui convenant.

Elle ajoute ensuite des aplats de peinture plus compacte et termine enfin son travail par des touches précises de couleurs ou de blanc avec des stylos bille ou des feutres Posca.

Vous noterez au passage les détails dont je vous parlais précédemment.

Avant de se quitter, je vous laisse quelques autres clichés de ses œuvres.


Fin de l’article, nous voici !
J’espère que sa lecture vous aura été agréable, n’hésitez pas à donner votre avis en commentaires ou à suivre L’Artboratoire sur Twitter ou Facebook. Si vous souhaitez admirer de nouvelles créations hautes en couleur, je ne saurais que trop vous conseiller Iris Scott qui, elle, peint avec… ses doigts !


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Alors ça c’est pas mal ! Original de peindre avec cette technique verticalement et mélanger plusieurs outils, matières.

Le fait que la peinture dégouline a quelque chose de mélancolique, un peu de temps qui passe, une vie qui fond en quelque sorte. Les couleurs, cette technique qui floute, font disparaître les limites, les frontières et cela renvoie bien, il me semble, à la beauté et la fragilité des animaux. J’ai l’impression qu’ils s’évaporent ?!

Merci pour cette superbe découverte.