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Erik Johansson – surréalisme photo-monté

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Erik Johansson – surréalisme photo-monté

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Bonjour,

Allez, tout le monde par ici a pris des photos d’un aspect esthétique discutable et a tenté de faire des montages avec Photoshop acheté légalement Paint 98. Et c’était globalement, heu… spécial, pas vrai ? Hé bien, Erik Johansson, lui, obtient des résultats beaucoup moins discutables et bien plus admirables !

L’artiste suédois nous propose différents montages photographiques d’un réalisme fabuleux. Je vous laisse admirer une partie de son oeuvre…

© Erik Johansson

© Erik Johansson

© Erik Johansson

© Erik Johansson

© Erik Johansson

© Erik Johansson

© Erik Johansson

© Erik Johansson

© Erik Johansson

© Erik Johansson

Oui. Oui. C’est supra classe, et carrément bluffant. Il y a dans le décalage de réalité une certaine poésie touchante. Les métaphores souriantes de ses détournements offrent une vision sucrée de son monde artistique. L’univers surréaliste qu’il construit à chaque cliché est riche, varié, et bien souvent agrémenté d’une touche d’humour.
On est clairement loin des montages amateurs auxquels je faisais référence précédemment.

Le jeune homme explique dans une conférence qu’il a des bases en dessin, mais qu’il s’est vite intéressé à la photographie. Pourtant, le processus de la photo ne lui correspondait pas, car tout s’arrête au moment où on appuie sur le déclencheur : il faut être au bon endroit au bon moment. Et ça, « n’importe qui peut le faire » (shots fired !), ce qui ne lui plaisait apparemment pas. Il a donc décidé de faire en sorte que tout commence, à l’instant où il appuie sur le bouton de son appareil photo.

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Erik Johansson nous explique que son travail n’est ainsi pas basé sur le moment, l’instant, mais plutôt sur la capture de l’idée (rien que ça).
Ainsi, il prépare minutieusement chacun de ses montages, qui sont des assemblages de clichés et textures qu’il sélectionne en conséquence.

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Le photographe-monteur explique qu’il est primordial d’utiliser des clichés ayant les mêmes données spatiales : la perspective et la lumière doivent être similaires d’une photo à l’autre.
La troisième composante d’une supercherie visuelle réussie est la suivante : on ne doit pas distinguer où une image finit et l’autre commence. Erik Johansson retrousse une dernière fois ses manches pour accorder la couleur, la luminosité, le contraste entre les deux photos. Plus facile à dire qu’à faire, je vous l’accorde.

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Il ajoute même des impuretés caractéristiques des photographies afin d’ajouter au réalisme… Un vrai travail d’orfèvre !
Peut-être que ce processus ne vous parle pas spécialement et qu’une vidéo vous aiderait à mieux saisir comment il se débrouille, pas vrai ? Bande de veinards, il a pour habitude de filmer le procédé et d’en faire un court-métrage, accessible via YouTube. Hop !

On touche à la fin de cet article, il est donc temps de vous donner quelques liens utiles si vous souhaitez voir d’autres de ses créations :

Site officiel ;
Facebook ;
DeviantArt ;
Conférence TED au sujet de sa manière de travailler ;
Chaîne YouTube.

J’espère que cet article vous aura plu ! Bon courage pour vos divers essai s’il vous a inspiré.
En attendant la suite, je vous invite à faire un tour sur les différents autres articles du blog et à partager vos découvertes artistiques via Twitter ou les commentaires.
A la prochaine !

3 commentaires pour “Erik Johansson – surréalisme photo-monté”

  1. Un artisan doué maîtrisant Photoshop ou un artiste ?
    La référence au surréalisme évoque pour moi la liberté, une volonté de s’affranchir, dans les années 20, de la dictature culturelle du bon goût et des dictatures politiques qui se mettent en place en Europe.
    Erik Johansson s’affranchit de quoi ? De la photographie qu’il transforme et des outils pour moi. Je trouve sa maitrise des techniques presque insolente. Son geste me semble artistique dans ce sens : montrer que l’on peut ne pas être dominé par les technologies numériques.
    Chacune de ses oeuvres démontre cette réussite, pleine d’espoir.
    En même temps, les vidéos montrent à quel point la quête de cette liberté est difficile. Mais la liberté, c’est pas donné, c’est conquis plutôt ?

  2. L’utilisation du terme surréalisme est peut-être inappropriée ; Erik Johansson s’affranchit du réel. Il en attrape les composantes et les assemble à nouveau pour créer quelque chose de nouveau. La recherche liée à l’oeuvre est complexe, mais elle mène généralement à un résultat dépassant toute attente.

  3. […] de ses clichés (à la rare exception d’un équilibrage des couleurs). Contrairement à Erik Johansson, Vincent Bourilhon ou encore Dmitry Rogozhkin, que nous avons déjà croisé et qui utilisent […]

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