Piste 1 #13.5

logo miniature

Piste 1 #13.5

Partagez cet article
  • Partage Facebook
  • Partage Twitter
  • Partager via Google Plus
retour en haut

Bonjour, bonsoir à tous et toutes. Bienvenue pour ce treizième (?) épisode de l’aventure « Piste 1 ». Au programme aujourd’hui : Nü-trance, post-trap et sons expérimentaux ! Ici, Hyahya, on est ti’par dans mon monde étrange.



Commençons rapidement par une petite anecdote : pourquoi « 13.5 », me direz-vous ? Simplement car il y avait (à la base) un « Piste 1 #13 » prévu de longue date, qui ne sortira jamais car je n’en étais pas satisfait, n’arrivant pas à calquer exactement mon affect sur les musiques et que la sélection initiale ne me plaisait pas totalement (j’aimais bien mais j’étais pas en mode « haaaaaaaaaan K?d <3<3<3 » !).

Du coup, étant connu pour ma patience légendaire, ainsi que ma « partialité » exemplaire, j’ai tout supprimé et tout repris à zéro (ce n’est pas du « perfectionnisme » plutôt de l’intransigeance). J’ai donc pris mon temps pour le « retour » classique de ce format (puis, aussi, pour les courageu/x/ses, de faire passer la pilule « hors-série #1 », qui est une putain de purge tellement je vous ai mis du bonheur dedans, si vous l’avez manqués, il se trouve ici ! #autopub).



Recovery

Alors, le playset est composé de 8 titres, avec une petite demi-heure d’écoute (29:44 pour être exact). On y trouve différents styles très hétéroclites (c’est voulu et assumé) avec beaucoup de « nouveaux artistes » (sauf GHASTLY et LEViT∆TE, que j’ai déjà présenté dans le passé) car je me suis rendu compte que dans les dernières aventures, j’ai énormément « rabâché » les mêmes artistes, surtout que ces derniers mois, il y a eu du changement dans l’univers « soundcloud » avec l’émergence de nouveaux « hybrides » de styles, j’en parle plus loin.

/!\ Point rappel : 8 titres, ~30 minutes d’écoute, beaucoup de styles différents /!\

Être éclectique, toujours.

Ghastly & Matthew Koma – We Might Fall : « We might fall », un gros titre simplement house. Il est « classique » dans sa structure, voir même prévisible mais il vise juste. J’ai chu, je me suis laissé happé par ses basses, cette réverb’, cette histoire d’amour. On « tombe » amoureux et on laisse « tomber » l’amour en retour, peut-être ce son interprète-t-il chez-moi plus qu’il ne devrait ? On a cette montée progressive (de l’asset vocal, des basses, des sons « future ») puis le drop, un coup de foudre, une danse sans fin puis la tonalité chute et on retourne au calme, comme si rien ne s’était passé, on oublie.

Tails & Y.A.S & TWERL – Come Down : Deuxième coup de cœur de ce playset, il reste second cependant. J’aime utiliser le terme « sensuel » et « sexuel » pour certaines musiques et comme à chaque fois que vous voyez le début de cette péri-phrase, « Come Down » est un titre sexuel. Asset vocaux féminins au bord de l’orgasme, sons d’inspiration orientaux, petit air de basse au début, quelques notes de piano. UN PUTAIN DE MOLOTOV DANS TA DARONNE ! Le temps s’évapore, du moins, c’est ce que mon cortex me suppute, ce qui est impossible car le temps est une entité complexe (le temps est une conception réelle ?) qui est plus proche de la chimère que de la lente et petit perle de sueur, qui apparait sur ta tempe en tentant de décrypter le sens, la logique de cette phrase déjà trop longue. « Come Down » est comme le temps, un concept indescriptible mais est-ce que cela veut dire qu’il n’est pas concret ?

Ouza – Dream Eater : On attaque maintenant avec quelque chose d’un chouille plus « violent » et « complexe ». Avec une base en deep-house, une ambiance trap, des assets très « bruts » (sauf l’asset « voix »), ça explose de partout, un drop par-ci, un loop par-là. « Dream Eater » est, pour moi, un excellent titre « post-trap ». Certains artistes arrivent à dépasser la « trap » (tout comme l’industrie du disque a réussi, pendant la décennie de 2000 à 2010, à transcender la « pop » classique et vieillotte en y ajoutant de la house et/ou de la dance, ce qui créa ce monstre hybride et horrible qu’est l’EDM). Pour moi, Ouza réussit à aller au-delà de cette trap « formatée » qu’on entend partout ces dernières années, qui est en « expansion » en Europe, là où le courant commence à « shifter » aux USA. (Qu’est-ce que j’entends par « shifter » ? J’entends par là, que le style commence à s’éclater en d' »autres » styles, certains ont posés leurs couilles sur une table et on bossait pour que la trap « se diversifie » en alliant d’autres styles.) Pour revenir à « Dream Eater », on sent l’influence de la deep house (certains diraient « dubstep », carrément) et de la trap, il faut rappeler quand même que la « trap » provient quand même un peu « déjà » de la deep house, ce qui donne ce coté très « harmonieux » dans les tonalités de ce titre. Un titre très bon !

Axero – Summer is our ecstacy : Petit back in time en été, on sort le fameux saxo’ et on fait une pop groovy ! (Oui, fallait foutre un titre bien mainstream et quand même excellent, un peu de compréhension !)

SNBRN & Strange Club – Melrose : Il est « là » mon coup de cœur, celui qui a détrôné « Come Down » ! Deep house assumée, « Melrose », c’est une jolie petite bombe qui t’explose en deux minutes. Mélangeant la deep house minimaliste, une dose de trance psyché’, ce titre m’a littéralement questionné sur la limite entre les « styles » musicaux. J’ai ressenti une sorte de « diversité ». « Melrose » est riche dans sa technique, certes c’est une qualité, mais là où il « brille », c’est quand il devient un voyage introspectif. Entre les angoisses humaines, les diverses pressions sociales (conscientes ou non) du quotidien, la fatigue chronique engendrée par une vie où le temps est un ennemi, tout devient flou et on plonge. On est. « Melrose », c’est un fantasme, celui d’une photo d’un « billboard » néon rose animé, accroché sur un vieux sexclub crasseux perdu en plein désert du Névada, dans un style rétro 90’s. Un fantasme fugace, où je me suis senti transcendé par mes propres feedbacks, mes propres émotions. J’étais, pendant quelques secondes, en adéquation avec moi-même. Un gros son bien marquant… !

Lady Gaga – The Cure (Young Bombs remix) : Plus léger cette fois-ci. J’en parle « beaucoup » mais les « queens of pop » de la dernière décennie sont « importantes » pour moi, ça a été un tournant sur plusieurs plans. Elles ont marqués les changements de consommation de la « musique », la naissance des réseaux sociaux, la fin du support physique pour du « dématérialisé ». Dans le dernier article, je disais que le dernier album de Katy Perry (« The Witness ») était une bonne grosse merde (et c’est le cas) mais je ne parle pas assez des autres. Kesha est revenu le mois dernier avec un excellent album (pop-rock à souhait, je vous invite à écouter « Rainbow » !) mais « Joanne » (le dernier album de Lady Gaga en date, dont est tiré le titre originel, « The Cure ») m’a laissé énormément mitigé. Arrivée tranquillement avec « The Fame », s’ensuit un  bon gros coup de fusil à pompe dans l’industrie avec « The Fame Monster » (C’t’album les gars, c’est « Bad Romance », « Telephone » et « Alejandro », p’tit rappel quand même), un « Born this Way » qui a marqué la rupture (un album beaucoup trop « agressif » avec des tonalités trop métalliques), un « ARTPOP » que je trouve brillant mais beaucoup trop « en avance » sur son temps, un album trop « travaillé », trop « pointu » pour une artiste estampillée « mainstream ». « ARTPOP » a renoué avec le mot « pop » et « lady gaga » (surtout après un « Cheek to Cheek », très bon dans son genre (le jazz américain) mais tellement « inattendu » et cliché). Alors, quand j’ai écouté « Joanne », je ne me suis dit qu’une chose : « PUTAIN MAIS VIRE CE PUTAIN D’ARRANGEUR/MIXEUR ! ». Les musiques sont bonnes mais trop « aseptisées », on sent le potentiel mais il se plante. Ce remix permet d’ajouter le coté « punchy » qui manque à ce titre, il devient un titre à connotation « joyeuse » et ça fait du bien !

LEViT∆TE & Macntaj – War Ready : On retourne dans quelque chose de clairement malsain et violent. On entre dans une putain de trap-trance alliée à du rap US ultra saturé et réverbéré au max ! Le son est violent dans les basses, elles commencent à saturer, elles s’enraillent, se déchirent, elles explosent comme des ondes de réverb’, sur un putain de flow métallique. Puis la voix implose, s’affaisse sur elle-même, les basses rentrent en écho. Petit drop des familles, hein ! Toute cette structure qui joue sur les différentes basses, sur la saturation, sur la réverbération, sur les tonalités et nuances et les échos que se font les assets entre-eux : basses, loops, assets vocaux, « FX ». « War Ready », c’est un peu comme si on te foutait une putain de pyramide en diamant et cristal en plein Sahara. Un délire inaccessible, psychédélique, où tout est étrange, surréaliste.

Point Point & Denai Moore – Hands (Saint WKND remix) : Petit son « synthwave/synthpop » pour clore le playset ! Saint WKND nous pond un petit son catchy, pop et funky, un mélange improbable des années 80’s (robe à paillette comprise) et de 2017. On sent l’effet « rétro » de ce choix au niveau du travail très « primaire », « brut » dans les mélodies et ça marche ! C’est le petit son du réveil sur ton téléphone, celui qui va doucement t’extirper de ta période de veille (ou, si vous êtes comme moi, la musique que tu vas haïr le reste de ta putain de vie, à voir !) pour doucement t’accompagner dans ta journée ! (beaucoup, beaucoup trop d’optimisme dans cette phrase, rlly bra !) C’est léger, dansant, pourquoi en demander plus ?


Et voilà, cette édition du format « Piste 1 » est enfin terminée ! (beaucoup trop de mots, encore une fois)

J’espère qu’il vous aura plu, vous pouvez retrouver l’artboratoire sur facebook et twitter. Si cela vous intéresse aussi, nous prenons aussi les « poce bleu », les bitcoins, les « nudes snaps » et toutes monnaies matérielles ou non, reconnues ou non qui peuvent avoir un intérêt économique, financier, social et/ou juridique (« ta mère » n’est pas comprise, sorry dude).

Des gros bisous, n’oubliez pas que la diversité est le moyen de combattre la désillusion, que la réflexion est une arme létale si elle est alimentée par une curiosité sans limite, c’est ça d’être créatif.

XOXO Hyahya

Laissez un commentaire (un cookie offert)