Piste 1 – #15

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Piste 1 – #15

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Toujours là pour vous servir, ici Hyahya et on part pour une (énième) réflexion sur la condition humaine.

Drop.

 

Bonjour, bonsoir à tou.s.tes sur ce quinzième épisode du feuilleton « Piste 1 », aujourd’hui, après la gueulante de l’épisode 14, on va faire un « épisode filler » (a.k.a l’article pas trop prise de tête).

Voici donc le playset qui se constitue de 5 titres, de genres différents (mais sur un plan émotionnel semblables) et avec une durée de 21 minutes (arrondi à l’inférieur).

Rain.

Aujourd’hui, j’ai choisi des titres qui, chez-moi, m’ont permis de prendre du recul sur certaines situations. Des sons, mélodies et chansons qui m’ont permis aussi de me sentir seul car de temps en temps, cela fait du bien de se couper de « tout » : ami.e.s, famille, travaille, stress, société, acheter des clopes, faire ses courses, refaire sa carte d’identité car elle est périmée depuis 5 mois, s’inscrire sur le régime générale de la Sécu’ et tant d’autres choses « amusantes », « merveilleuses » et « exaltantes » pour moi, qu’est-ce qu’on adore tou.s.tes attendre des plombes pendant qu’un vieux barbu septuagénaire va faire une photocopie du document que tu attends depuis le début de l’après-midi. (je sais que dans le « Sud », on est pas pressé mais quand même, 1h15 pour faire une photocopie, stop le « bullshit, bro ! »).

En tant que Messie, je vous abreuve, mes petits écouteurs, de mes découvertes les plus puissantes de ces dernières semaines, let’s go.

 


Dathan – Miss You : On commence avec un genre particulier qui croise les codes du R’n’B et de la Future(-house), original. Un titre assez court (moins de trois minutes quand même) mais intense. « Miss You » est un titre teinté d’une mélancolie volatile, une instru’ qu’on pourrait personnifier comme « attentiste » avec pour seule parole une phrase, lancée d’une voix sensuelle et à bout de souffle : « I miss you » ; le charme opère. J’ai pris une certaine distance en l’écoutant, me revoyant attendre, les yeux dans le vague, attendre mais quoi ? Est-ce que quand j’étais lycéen, j’attendais « réellement » ce bus à 6h du matin ? Est-ce que je n’attendais pas plutôt de devenir adulte ? Il y a une certaine « vision » que j’applique à cette chanson pourtant ce n’est qu’une voix synthétique distordue au gré d’une tempête, d’un orage capricieux ne cherchant qu’à amoindrir « ta » petite flamme de vivre.

Le Youth – Clap Your Hands (remix by Lliam & Latroit) : Titre beaucoup plus « dance » dans l’âme avec un grain de groove presque disco. C’est typiquement les sons que je pouvais entendre dans les (mauvais) clubs où j’allais à mon époque « fac ». Et un souvenir précis, sculpté dans ma mémoire, inoubliable. Un ami proche, que je connais depuis le collège, que j’ai perdu de vue au lycée avant de le retrouver à la fac (une histoire random, en somme), qui me vendait ou donnait un peu de beuh’ quand j’étais en dèche (puis d’la quali’, une petite « Purple » des familles quand même !). Un soir, avec le « trio » (deux amis avec qui j’étais inséparable, à l’époque), la fac de droit faisait une « free party » à un bar, on y va, on boit et on s’amuse puis vint l’after en boite et là je tombe sur cette « personne », ce fameux « ami » qui était totalement éclaté (au moins autant que moi, j’avais choisi de fumer (des choses illégales, dont je parle avant) et de boire (avec moi, c’est jaaaaamais dans l’excès, comme toujours avec Hyahya), lui était parti en mode « grosse soirée » avec de la MDMA (si des « connaisseurs » me lisent, c’était quand même un 0,8)). Cet « ami » est un homme, blanc, hétérosexuel et en couple à l’époque avec une femme, du moins « sa situation » c’était sans prise de MD’. C’est parti « un poil » trop loin (j’me suis arrêté quand il a commencé à me déshabiller, dans le lit), jaaaaaamais  dans l’excès (comme dit avant et il faut bien appuyer sur le premier « a » de « jamais » si vous le prononcez à haute voix !). Je ne suis plus retombé dessus depuis (destin où es-tu ? Karma is a bitch ? Aurais-tu été clément avec moi depuis que mon niveau de « honte » a dépassé celui de Valls en rentrant chez LREM ?) mais en écoutant « Clap your Hands », cela m’y a refait penser. Cela me manque un peu ce genre de soirée creepy quand même … Je deviens nostalgique de « ma » jeunesse.

5u5h1 – アライン feat. 初音ミク (remix by Noraneko) : Un peu de « J-pop x Future hardcore » pour suivre. Petit bijou avec une voix auto-tunée synthétique, un air extrêmement entêtant issu de la J-Pop, une instru’ future et un bpm hardcore. Ce genre de musique dont les gens écouteraient une fois avant de retirer les écouteurs, le regard grave, petit fronçage de sourcils et un cri perceptible par tous : « NANI ?! ». Pour moi, ce genre de sons, ça défoule un max, on bouge dans la totalité des axes (en 3D) possible et on arrête de réfléchir pour emplir son cortex de cette (horrible et charmante à la fois) voix loli qui va rester dans ta tête pour le reste de la journée, parfait quand je sais que je vais faire de la « Vérif’ Drive » à mon boulot (a.k.a le poste le plus relou à McDo, vous savez, le pauvre clampin qui vous dit « bonsoir, tenez, votre sac ! » avec un sourire crispé/clipsé (au choix, moi c’est la deuxième proposition) au visage, à qui vous ne dîtes même pas « merci » ou « bonne soirée » quand vous quittez le Drive, vous voyez le « genre » de personne dont je parle ?), je réfléchis à rien et j’donne mes sacs en bougeant la tête de gauche à droit, en refaisant le son dans ma tête !

Restless Modern – I’m Okay : C’est rare mais je vous conseille aussi le « clip » de ce titre, disponible ici. C’est mon coup de cœur de cette édition. Tout y est bien placé, tout est cohérent, que ce soit dans la musique ou dans le visuel du clip. C’est une course effrénée, un combat contre le quotidien, qui se répète encore et toujours, une spirale de « flash-back » qui continue encore, encore, encore, un sentiment de « déjà-vu » constant : le quotidien. (Et là, normalement, un mec dans l’assistance crie « PYRAAAAMIDE ! », ou pas. C’est moi qui écrit, c’est moi qui choisit, déso pas déso’ le quatrième mur) C’est subtil et brut à la fois, courageux (car le clip techniquement il fait assez « cheap ») et habituel (wouhouuuu un énième « Rocky » !). « I’m okay » décrit très bien les problèmes que je rencontre en société et que nous cultivons tous en son sein, le paraitre outrepasse le « par-être ». Puis la saturation du refrain, avec la seule ligne aigüe. Tout est codifié, toujours trop compliqué, toujours trop « alambiqué », est-ce si difficile d’être soi-même ? Récemment, en grand fan de cinéma de « genre » (traduisons-les : j’préfère Kids (Clark) au dernier Marvel/Bay/Random réalisateur mainstream avec des millions de budget), je me suis intéressé à la programmation du festival LGBT « Chéries, Chéris » et il y a un film qui m’a « touché » rien que dans son trailer, c’est : « Seule la terre ». Une sorte de Brokeback Mountain moderne, anglais sans le coté « hollywoodien-américain-cowboy macho » qui dépeint une histoire « possible » entre deux personnes (de VRAIS personnes), qui travaillent dans une ferme dans l’Angleterre « profonde » (tellement plus « poli » d’utiliser ce terme que le terme « rurale » ou « populaire »). La DA est assez crue, avec des teintes tranchées et des couleurs froides, une réal’ en deux plans : cut-é au couteau pour marquer l’intensité des émotions des acteurs ou « ouverte » pour s’extasier devant cette beauté froide que sont les prairies anglaises. Rien que le trailer, il m’a foutu une claque et je sais que je le verrai un jour ou l’autre et je « pressens » qu’il va marquer les esprits celui-là.

Luca Lush – Ambrosia : Un peu différent comme titre mais tellement puissant dans ce qu’il fait, un genre de « house » très très « banger » (trad’ de « banger » : « maîtriser » (dans son approche technique) et « mémorable » (dans son approche créative)). Incarnation suprême d’une maîtrise technique parfaite, « Ambrosia » est une merveille d’assemblage, de création. Très anxiogène, opprimant et stressant dans son ressenti et les affects qu’il apporte, ce titre fait passer un « petit » message aux copains (cc YOOKiE) pour dire : « Hé les gars, j’rigole plus, là j’suis véner ! ». Le pire, c’est que ça marche et c’est une suite de drops, de bangs, de loops, de grosses instrus et de milliers d’assets à la seconde, un feu d’artifice de presque 4 minutes  30. Challenge relevé pour Lush et amplement réussi de ce jeune « prodige », c’mec il vient de prouver au Monde qu’il avait une belle petite paire de boule de pétanque à la place des burnes. CHO.


 

J’espère que vous avez apprécié.e.s ce quinzième épisode de la télé-novela « Piste 1 ». Des bisous à vous tou.s.tes.

Je vous fais des bisous, des câlins (le fameux XOXO, signature de mon alter-égo, Hyahya).

XOXO Hyahya

(j’étais obligé, déso pas déso, dude !)

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