Piste 1 | Hors-série #1

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Piste 1 | Hors-série #1

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Bonjour, bonsoir à toutes et tous. Je vous souhaite la bienvenue sur ce premier « Hors-Série », post-été de « Piste 1 ». Ici Hyahya et … I’M BACK U BITCHY SLUT !


En préambule de cet article, je tiens juste à vous annoncer que les articles estampillés « hors-série » sont exceptionnels (que cela soit en terme de « rythme de sortie » ou de longueur), préparez-vous donc lors de votre écoute et/ou lecture car ça va prendre du temps.


La playlist :

  • Dure 1 heure et 10 minutes
  • Comporte plusieurs genres et styles opposé(e)s et/ou contraire(s)
  • Est composée de 18 titres
  • Présente (pour la première fois) des titres qui m’ont déçu
  • A été construite au fur et à mesure de ces derniers mois (juin, juillet et août 2017)

 

Une aventure de bientôt un an.

Vous ne le savez peut-être pas mais, en septembre, cela fera « déjà » un an que j’écris et publie, sur et pour l’artboratoire, rien que ça !

C’est un projet sur lequel j’aime investir du temps, de l’énergie, même si les retours se font plutôt « rares », je ne perds pas espoir en ce projet. « Piste 1 » et « P’art’ition » n’ont pas pour but de faire du chiffre, c’est avant tout « mon » aventure humaine (et musicale) que je te partage. A travers ce que je ressens lorsque j’écoute. J’aspire et je m’inspire de ce qui m’entoure.

Autre point que je veux aborder, ce sont mes vacances, pourquoi donc Hyahya étais-tu en vacance sur l’artboratoire alors que tu as floodé comme un porc sur twitter ?

Très bonne question que tu poses cher audit-rice/eur-inexistant(e) ! Tout simplement car cet été, pour mon travail (rémunéré celui-ci), j’ai modifié mon contrat et je suis passé en travail de nuit à temps plein, ainsi qu’à la préparation d’une future évolution professionnelle dès cet automne.

Tout cela, ponctué par des problèmes de santé (une « légère » perte de poids (15 kilos en 2 mois et demi, c’est rien), une petite crise d’épilepsie partielle, une scoliose qui n’en finit plus de se courber, une hyperthyroïdie omniprésente et un accident de travail pour clôturer cette parenthèse déjà beaucoup trop longue), m’a amené à d’abord relativiser mon travail sur l’artboratoire, puis lors du deuxième point de la parenthèse précédente ainsi qu’à quelques chocs émotionnels, cela m’a fait prendre du recul : « Pourquoi gaspiller mon temps, ruiner ma santé (uniquement physique « pour l’instant ») pour un travail qui me rapporte à peine un SMIC et qui ne m’épanouit absolument pas ? ».

J’y ai réfléchi tout l’été et c’est lors d’un inventaire, celui de fin juin, que j’ai ouvert les yeux. Si tu ne le sais pas encore, je suis l’esclave que tu appelles pour nettoyer ta table à McDo, mais si ! Tu sais le mec bourré de cernes, qui a la totalité des valises de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle sous les yeux, pas très réactif et qui te fusilles du regard quand tu lui demandes un truc, tu vois ce mec, c’est moi. Ce que tu ne sais pas, en revanche, c’est que je suis payé au lance-pierre, que l’on me donne des objectifs inatteignables chaque jour (« Aujourd’hui, l’goal c’est de faire 3.500 euros, à 4 la nuit, tout en faisant le démontage/nettoyage/remontage du restau’, en 4 heures ! Go ! »), que plus je me donne, moins je reçois et pire sera demain. Ne t’étonne donc pas, si, au final, je t’insulte. Pour revenir à ce que je disais avant, une de mes supérieurs hiérarchiques faisait l’inventaire, seule. Elle a commencée à 8h et a fini à 6h (du matin, bien sûr, pour chaque créneau) et ce qui m’a choqué, réellement, c’est qu’à 4h45, en tant que mère de famille, elle est partie chercher son troisième (un garçon) car son mec est parti travaillé. J’ai eu l’électrochoc.

Est-ce que je veux « devenir » comme ça ou le suis-je déjà ? Dans les deux cas, c’était « non ».

A partir de maintenant, j’ai pris moi-même la décision de me remettre à « ma » place, un pauvre mec payé au lance-pierre qui va t’insulter à chaque moment mais au final, je serais moi-même.

« HyaaaaHyaaaaa, c’quand qu’tu parles de son, ta race ? »

Bien. J’ai assez parlé de « moi » pour le début de cet article, passons maintenant à ce pourquoi je suis ici, vous présenter des musiques/sons/instrumentations/travaux musicaux !

Virtual Riot (ft Yosie) – Still Kids : Petit son « posé » pour amorcer mon retour. Assets cristallins, voix féminine, basse légère, le titre commence tout en douceur pour s’amplifier jusqu’au refrain et exploser en une ode à l’EDM. Virtual Riot nous a pondu un son tantôt EDM, tantôt Future. Il oscille entre deux bords, en gardant ce petit coté « enfantin » dans le ressenti recherché ! Un son doux, calme.

Nas – Made You Look (Drezo remix) : On passe à quelque chose de plus « dur », un son à l’ambiance trap. Une trap bien différente de la lourdeur métallique à quoi on est habitué pour ce genre (comme ce qu’ai déjà pu raconter au sujet de Joyryde par exemple), Drezo a retapé le son pour avoir une trap plus « technique ». Il va chercher quelques éléments de future, presque jusqu’à la techno/tekno des 90’s, tout en gardant l’aspect « lourd » de la trap. Ce mélange nous donne une trap nuancée, tout en contraste et ça, j’adhère !

Dj Earworm – Summermash ’17 : Tous les fans de pop indépendante vous le diront, chaque année on attend deux choses venant de ce mec qu’on ne présente plus. En tout premier, le « Summermash » (un mashup excellent des meilleurs titres pop-EDM de l’été) et le USOP (« United States of Pop ») de l’année (qui, lui, est un mashup/mix des meilleurs titres pop de l’année en cours). Et cet été, la pop a été « plutôt bonne » (on remarquera l’absence de Katy Perry … Je ne suis donc pas le seul à trouver son dernier album horrible, au même niveau que le QI de Trump), Earworm nous offre un mash-up de qualité. A écouter sans modération !

Porter Robinson – Sad Machine (k?d remix) : « Heu attend Hyahya, tu vas pas nous la mettre encore à l’envers avec ton putain de hipster à deux balles là, tu saoules PUTAIN !? ». Ben si, ferme ta gueule et écoute ce putain de mix. Quel autre mec nous a déjà pondu des basses qui commencent en 8-bits, puis en 16-bits avant d’exploser en une ode désynchronisé ? Qui a déjà fait un son qui te permets de voyager juste en fermant les yeux ? Ce mec, il part d’un simple asset sonore, il l’extrapole avant de le faire exploser en plus de 7 autres assets (provenant du même asset d’origine je tiens à dire). Le son glisse entre deux états synchrones, un coté « raw » et un coté « doux » (comme Spontex). Et ce titre, « Sad Machine », c’est une putain de leçon pour n’importe qui travaille le son via des assets !

Lyna Mahyem – 92i VEYRON : Hééééé ouais, j’écoute du rap français. Y’a que les cons (ou les alt right) pour ne pas évoluer. J’aime ce son pour la rythmique en deux-temps mais aussi pour l’aspect plus « lourd », plus « loud » (issu de la trap américaine) que le titre original. Toute l’instru’ est basée sur un rythme en deux-temps, elle commence via les basses saturées du début du titre avant de s’immiscer peu à peu au travers de la voix, des sons « médians » puis des aiguës. Une approche qui est loin d’être « inédite » mais que l’on attend pas dans un titre de « rap » ou de « trap » !

Dj Khaled – Wild Thoughts (Medasin remix) : Tout comme le titre d’avant, c’est surtout pour le tempo que j’ai choisi ce titre. Un rythme, à l’inverse, qui va de l’intonation de la voix à l’instru’. C’est la voix qui va « guider » l’orientation que prend le titre. Notons d’ailleurs que le tempo change entre les deux voix, le tempo devient plus « clear-cut » (i.e : « posé » en anglais, quand on parle de tonalité d’un son) quand Tiller chante, a contrario d’un tempo plus soutenu quand c’est au tour de Rihanna, pour finir par un entre-deux au niveau du refrain. Intéressant mais pas « inoubliable ». Medasin, un artiste à suivre sur le long-terme !

AObeats (ft Annabel Jones) – Strangers : On passe maintenant à un titre plus « electro-pop/dance ». « Strangers » est un titre assez sommaire au niveau de son instru’ (chose assez rare dans ce que je vous présente dans « Piste 1 »), si j’ai mis ce titre, c’est surtout pour le travail impressionnant de Annabel Jones. Avec sa voix douce et sensuelle à la fois, donne une « âme » à ce son (disons-le, assez générique dans son genre). Il en ressort un titre punchy et je le classe dans les titres que j’appelle « sexuel(s) » ! On y ressent une tension permanente (ce que le titre met en avant à travers une relation émotionnelle complexe, qui est exprimée dans les paroles). Du lourd !

Katy Perry (ft Nicki Minaj) – Swish Swish (Valentino Khan remix) : Les miracles existent. Après avoir trashtalk son dernier album, voilà un remix miraculeux ! Autant le titre de base est « à peine » médiocre, autant le travail de Khan rattrape la totalité du titre et lui donne une empreinte. Grosses basses métalliques (issues de la trap américaine), auto-tune sur-saturé (issu de l’EDM), accélération permanente (issue de la deep-house), tant d’éléments divers et variés qui permettent à ce remix de remonter dans mon estime. C’mec mérite une médaille tellement le boulot a été bien fait.

KOLAJ – First time with You : Petite pépite cette fois-ci ! J’ai succombé à ce titre où le refrain est une putain de pépite, l’aspet « glitchy » assez travaillé (qui nous rappelle encore une fois qu’un loop, c’est trois fois maximum. Deux, ce n’est pas assez, quatre, cela devient lassant). Rien d’autre à ajouter, il suffit d’écouter et de se laisser bercer par cet asset de piano qui va glisser dans un gros son house des familles. Ce titre a niqué et nique des mères chaque seconde, donc cachez bien la votre si vous ne voulez pas un frère/une sœur !


Petite pause dans l’accumulation de paragraphes. Petite « pub », non-sponsorisé par Photoshop bien entendu (sinon je serais pas ici !).



On reprend la lecture, tu as eu le temps de scoller et de rallumer ta clope. Oui je sais, je ne respecte rien ni personne. XOXO Hyahya


Jax Jones (ft Raye) – You don’t know me : Un titre débile, mainstream au possible, venant tout droit de Polydor UK. Le refrain représente 99% du titre, ce dernier est composé d’un repeat de deux phrases, entre-coupé de divers « NAAAA NAAAA HEEYYYY ». Ennuyant au possible en terme de créativité, limite paresseux. PUTAIN MAIS QU’EST-CE QUE C’EST ADDICTIF ! C’est un peu comme les jeux mobiles, c’est débile et facile mais on accroche de part sa facilité et son « universalité ». Je suis tombé bien bas mais ça rentre en tête c’te merde … ! *répète en boucle le refrain débile*

The Weeknd (ft Daft Punk) – Starboy (k?d remix) : Une merveille. J’aime Daft Punk, j’aime k?d … J’me suis fait bang-ganger comme un black à Charlottesville mais … POUH ! Implosion de la dopamine dans mon noyau accumbens, c’t’intro qui te fait croire que ça va être du lourd, le premier couplet est un poil en-dessous et puis l’instru’ « style flute de pan avec une tonalité basse et un coté synthé » qui te retourne … C’est le « chosen one » Starboy. C’est « MA » chanson de l’été, exæquo avec une autre, tout simplement car elle a les bases de ce qu’avait K?D sur un prototype appelé « Soda » (que je vous présenté dans le précédent article, « Piste 1 – #12 » !) et on reconnait les basses, la voix féminine typée « JPOP » métallique et synthétique, les drops saturés, tout y est et tout est à sa place. « Star-eu-boy » … !

ManuMan & icekream – Cigars of the Pharaoh : Un titre exotique pour continuer ! Entre une trap hybride et une future bien dosée, il y a « ça ». Une petite pépite d’or perdue au milieu d’un océan de drop-sounds inutiles. Puis arrive la deuxième du titre, les fameux « drops » qui vont tout structurer, tout « harmoniser ». Tout devient alors cohérent, clair, limpide, ce titre tue. Dernière partie, la meilleure, la lente et douce préparation au drop final … Qui n’arrive jamais et c’est « là » que le bas blesse. On sent que le titre veut nous amener quelque part mais il n’y a pas de fin, pas de conclusion. Même si c’est le chemin parcouru le plus important, sans aboutissement, le chemin n’a pas de cohérence.

YonYon, Figerson & Yun B – Memories : Elle est là. Elle est « là », la musique exæquo avec la version de « Starboy » de k?d. Une putain d’ode à la diversité, une musique crée à plusieurs mains, de différentes origines, de différentes cultures, un titre crée par cinq nationalités différentes ! Une mélodie nostalgique, à la limite de la tristesse avec un travail sur les assets vocaux, voilà ce qui la rend unique. On part d’un piano avec un style très classique/académique puis les oiseaux … On s’évade, on ferme les yeux. Je ne remercierai jamais « 3roses », un des fondateurs du label « Lotus Vision » (un label de petite taille, promouvant des artistes indépendants). Une p’tain de claque !

Halogen & 8’graves – Shooting Stars : Il suffit juste d’écouter. On regrettera la linéarité de l’asset saturé mais quel boulot de modernisation du titre original qui fit « tant » le buzz pendant un moment ! Avec Bad Raiders en cover sur le titre, petite touche de douceur, le titre s’éclipse vers un genre très « bits-like » et le fait d’avoir rajouté des assets de basses rend encore mieux. Un « clap » pour ces gars !

Pegboard Nerds – Melodymania VIP : Putain de petite bombe au niveau de la gestion des drops. « Melodymania » joue le caméléon, tantôt house/deep-house, tantôt « bits-like », tantôt à tendance trap, il échappe à cette règle primite et normative qu’est le « genre », le « style ». Ces mecs imposent leurs vision(s) de la musique, du très très lourd !

Lardow – so sick : Grosse vibes « lazy » pour continuer. Le bon son « posay » des familles, à réinventer le Monde en fumant un beuz avec les potes du McDo, à imaginer la vie différemment. Un moment, court mais intense, où le temps, ta classe sociale, ton boulot de merde, ta vie de galérien sans thune, tout se télescope à l’autre bout de ce même Monde. Tu rêves et aspires à une vie meilleure, moins brute, moins violente. Un titre sexuel et de « paix » en puissance /!\

Matoma, MAGIC!, D.R.E.A.M.S – Girl at Coachella (Crandak remix) : Petit son de gros festival qui pose son petit derrière sur ta lucidité, oklm. Il est là, tranquilou, il prend le café à coté de ta santé mentale défaillante, défiant ta sidération, il en impose. Rien de plus à ajouter tellement il t’éclabousse, te trempe de gros sons !

Mike of Doom ft Sugg Savage – Space Channel : Dernier titre, dernier gros son de ce hors-série (déjà ?). « neo futuristic groove » … UNE DYNAMITE MAGGLE ! UNE PUTAIN DE TNT DANS TA SALE FACE. « Space Channel », c’est du rap US groovy avec une « future touch » dans l’instru’ ! Inédit, créatif et surtout réussi. POUAHPOUAHPOUAH !



Ce premier « hors-série », pour le format « Piste 1 » est à présent terminé. Je vous souhaite de l’amour à tous et toutes en ces temps difficiles. Peu importe le nombre d’attentats, de nazis défilants dans la rue « comme si c’était normal », d’hommes et femmes politiques qui déçoivent de leur arrogance chaque jour. Tout cela est tellement futile et, pour ma part, l’été 2017 m’aura marqué. Autant dans ma vie personnelle et professionnelle (comme dit dans l’intro’ de cet article) que l’emprise de la « Musique » sur ma Vie. Nous avons tous et toutes des passages à vide, des passages de galère, des comptes en banque en négatif à partir du 4 du mois, des problèmes mais putain, c’est aussi « tout ça » qui me fait vivre et m’endurcit. C’est cette vie, ma vie, qui m’épanouit indirectement.

Je vous remercie d’avoir lu cette article, en espérant qu’il vous a « touché » d’une manière ou d’une autre. Que ce soit pour ce que j’écris, pour mes descriptions analytiques des musiques, qu’à mes ressentis sur ceux-ci … !

N’oubliez de donner vos impressions dans les commentaires, que l’artboratoire a aussi facebook ou twitter pour vos feedbacks.

<Bonus>  Ghastly – Geisha

xoxo Hyahya

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