1 7 8 8 – L

Bonjour et bienvenue à tou.te.s pour cette nouvelle aventure musicale sur l’artboratoire. Aujourd’hui, votre humble serviteur braque les projecteurs sur un artiste bien étrange mais surtout, unique : 1 7 8 8 – L.

1788-L (stylisé « 1 7 8 8 – L ») est un producteur et artiste de musique éléctronique² américain, des suppositions existent pour son identité, actuellement « inconnu ».

Même si des rumeurs lancées du coté de reddit laissent penser que sous ce « masque » se cacherait un certain « Stonewall Klaxon », à travers des informations que ce dernier a partagé sur différents réseaux sociaux (facebook et twitter principalement) qui parlerait d’un « nouveau projet », 1788-L.²

Ce phénomène de « recommencement » a déjà été observé, comme dans la scène EDM avec Porter Robinson et son « projet » Virtual Self, dans la scène Trap avec le cas « Joyryde » et toutes les spéculations que cet homme a créé. (Que j’avais développé à l’époque dans l’article que je lui avais dédié, si vous voulez le consulter c’est ici : JOYRYDE.)

Pour ma part, peu importe « qui » il est. Je pense que ce genre de personne prenne un partie-pris « incisif » en décidant, sciemment, de rester anonyme pour éviter ce phénomène de « starification » de leurs propre individualité. Et ainsi éviter que l’être « médiatique » ne dépasse l’être « créatif » en terme de notoriété mais il y a « quand même » une petite chronologie de l’artiste qui se dégage.

Son premier titre (REPLICA) n’a que très peu d’impact, il passe inaperçu de prime abord. Il faut attendre le second morceau (un remix de « Particle Arts » de Virtual Self) pour que le public (restreint) d’adorateurs de musiques électroniques découvre cet artiste « hors-norme » . Un brin de succès qui va se prolonger avec son troisième titre (PULSAR/BEAM) qui lui permet de monter crescendo à partir de son quatrième morceau (un remix de « Rinzler » des Daft Punk, issu de la B.O du film « Tron Legacy »). Il va ainsi faire perdurer ce « rythme » (son original – remix – son original) pendant plusieurs mois, jusqu’à dernièrement où il a sorti son premier EP : « SENTIENCE« .

A l’heure où j’écris ces lignes, 1788-L a sorti quatorze titres au total (dont un EP) et a annoncé la sortie de son quinzième dans quelques jours.

Petites info’ contextuelles quand même, il faut « relativiser » 1788-L. Il est encore « jeune » dans sa carrière. J’écris ces lignes alors que nous sommes en décembre 2018 et ce personnage atypique va prochainement fêter son premier anniversaire, la fulgurance à laquelle il a évolué dans la scène « électronique » est assez fascinante, tout comme sa façon de s’être entouré de « jeunes pousses » comme lui, en pleine ascension eux-aussi: « REZZ », « k?d », « Blanke », « 4AM » ou « Ekali ».


 

Voici donc le playset: 6 titres de musiques électroniques pour un trajet estimé de 25 minutes, attention à la marche.

 

Parler de 1788-L c’est difficile pour moi, pas de parler de l’artiste en lui-même mais le contexte dans lequel je réfléchis ces titres et comment je me réfléchis à travers les émotions que je ressens quand je l’écoute ; assez intense, donc, mais on va quand même essayer.

1 7 8 8 – L  x 4AMMULTIVERSE : J’ai choisi ce titre car ça a été la « première fois », une rencontre fortuite au détour sinueux d’une insomnie. Un nouvel univers s’est ouvert à moi, apportant son lot de merveilles. « MULTIVERSE » est le Big Bang, une petite étincelle qui va se dilater à une intensité proche du chaos ; le titre est intense, sublime et destructeur. Les basses sur-saturent, tout explose, ça pétille et vrille au gré de cet « appel mystique » à l’écouter, à aller plus loin. Tantôt violent, tantôt réconfortant, j’ai aimé et j’aime encore l’écouter. Le titre est « brut », c’est ce que j’aime le plus chez lui.

1 7 8 8 – L  ASTRAY / R : Quatrième titre de « SENTIENCE« ,  ce titre sera une sorte de « référentiel ». Ce titre incarne la fin de l’EP (et donc, le dernier titre de l’artiste, la « limite » que je me suis donné) qui ouvre à énormément de nuances, une porte ouverte sur un avenir prometteur. Tout le titre est suspendu au-dessus du vide. Moins « brut » que les autres titres qu’il a sorti par le passé, « ASTRAY/R » se construit progressivement durant l’écoute, sans jamais réellement qu’on puisse distinguer un élément « central » dans la construction du titre, il n’y a pas de « coutures » à voir, l’architecture est ultra-polish’ !

Skrillex & Poo Bear – Would You Ever ( 1788-L / REMIX) : On poursuit sur quelque chose de radicalement différent. Pour ce titre-ci, 1 7 8 8-L  agrémente son style agressif avec une touche de sensualité : un bon gros popping groovy sur une instru’ illuminée par la saturation des mid-basses. Mystique. Dépassé le premier tiers du titre, le BPM explose, on retrouve la fameuse « patte » de l’artiste, avec de bons gros drops, du popping glitchy et des loops qui viennent « casser » ce rythme linéaire des basses pour évoluer sur une « gamme » différente. Un petit bijou de « production » de musique, dans le sens « construction » d’un son à partir des différents assets que l’on va ajuster, calibrer, où va en sortir un son congruent avec lui-même, c’est « ça » la production. Comme peut l’être l’aura de certains réalisateurs de cinéma sur certains genres cinématographiques qu’ils ont fait « évoluer ». Ce remix lui a permis de sortir des « normes » qu’il s’était imposé à lui même par le passé, lui permettant par la suite de sortir « SENTIENCE » d’ailleurs. On aiiiiiime !

VIRTUAL SELFParticle Arts (1788-L / FLIP) : Après avoir détaillé ma pensée sur l’évolution et l’impact qu’ont eus certains titres « actuels » sur la vision qu’on peut avoir de 1788-L en tant qu’artiste et créateur de musique. (oui, cette phrase était beaucoup trop longue) Il me semble, quand même pertinent de parler du « déclencheur » historique de l’ascension de « Mecha Dad« . Ce titre (tout comme sa version de « Would You Ever« ) s’ouvre sur un autre « genre », la « Future » du grand Porter. OH FUCKIN’ SHIT, BRO ! Le titre est sur un loop en mid-tempo avec (comme socle) une instru’ « construite » à partir d’assets du titre originel qui va se prolonger jusqu’au « crash » dès la fin du deuxième tiers du morceau. FAT DROP MAGGLE ! Puis vient la renaissance . . . ! /Remember ?/

1788-L x Blanke – DESTINY : On retourne dans quelque chose de plus « contemplatif », quelque chose de plus « sensuel ». Un son qui a la particularité d’être moins « anxiogène », moins « oppressant » que les autres. Beaucoup plus « EDM » dans sa structure, il s’en inspire pour livrer une petite pépite de liberté qui mêle les codes de la bass-house et de l’EDM, d’où ce rendu très « smooth ». Le travail de l’asset vocal qui se dédouble, se triple, se multiplie dans un écho qui s’élève, sortant des limbes des basses, pour se superposer sur le loop du refrain, CANON. Tout s’accélère, tout sature. Tout implose, le néant. Intense et intriguant. D.E.S.T.I.N.Y

❤ 1788-L – CYBERSPACE :  Il est là mon « apothéose ». Il est « là » mon coup de cœur, ultime et sincère, pour cet artiste. Groovy comme « Would You Ever« , ambitieux comme « Particle Arts« , galactique comme « MULTIVERSE » et « chilloutte » comme « DESTINY« , ce (dernier) titre cristallise toute l’identité, tout la créativité dont est capable cette personne sans visage, ni voix. Tout est bien placé, au bon moment, avec la bonne intensité. Une sorte de version « prototype » de « ASTRAY / R » dans sa structure et ses intentions. Beaucoup plus « brut » que son aîné, « CYBERSPACE » est comparable à une fleur qui s’ouvre en slow-motion, il reste violent dans sa forme tout en étant doux dans son fond. « Aimer ce titre, c’est être un peu SM ». Ce morceau arrive à être mystique (quasi’ cryptique), punchy, groovy (dynamique) et « structurel » (double sens compris) dans son univers créatif et sa construction propre.


 

Voilà, cet épisode de « Piste 1 » sur 1788-L est à présent terminé. Je vous remercie de m’avoir lu, écouté ; n’hésitez pas à commenter, débattre de ce dernier épisode de 2018 ! (peut-être ?)

Il suffit de ‘aller dans la partie commentaire, sur twitter, facebook de l’artboratoire ou dans mon temple personnel non-rémunérer par Photoshop & Soundcloud (Si seulement, bro… !). Je ne sais à présent pas quoi rédiger pour « exprimer » sincèrement mon remerciement, je n’arrive pas à trouver des mots qui ont cette « intensité » , alors je veux juste vous dire que sur Terre il y a au moins un être humain qui vous aime, peut import qui vous êtes ! ❤ 

 

xoxo Hyacinth


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