OK Go : 7 clips, 7 folies

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Bonjour,

Au programme de cet article : OK Go, un groupe de musique déjanté !

Cela tombe bien qu’on parle d’eux, puisqu’ils ont eu la bonne idée de sortir un nouveau clip le 11 Février (comme quoi, timing parfait).
Avant d’entrer dans le vif du sujet, OK Go est un quatuor américain qui, s’il tenait bien de la rock band dans les années 2000, a perdu depuis quelques cheveux et a gagné en retour une sacrée dose de génie pour ses vidéos. Je ne vais pas m’étendre sur les paroles ou la musique qu’ils produisent, mais plutôt sur l’aspect esthétique et conceptuel de leurs vidéos.

Sans plus attendre, parlons un peu de « Upside down & Inside Out » , leur dernière lubie en date. Pour faire court : la vidéo a été tournée en apesanteur. Oui, dans un avion, avec des trucs qui planent dans tous les sens, une ou deux hôtesses et quatre compères affichant un flegme britannique (paradoxal, oui, je sais). Pour vous donner une idée, voici quelques extraits :

Lien vers la vidéo.

Plutôt amusant, pas vrai ?

Le mélange entre recherche esthétique (les couleurs vives et le chiffre 4 sont une marque de fabrique) et résultat presque loufoque, avec ces adultes qui s’amusent m’a particulièrement tapé dans l’œil. Je risque d’être beaucoup moins analytique dans cet article, puisque ce qui est intéressant chez OK Go (selon moi) réside principalement dans l’inventivité initiale, et non dans le développement artistique poussé.

Second clip, second concept : « I won’t let you down » .
J’ai découvert le groupe via cette vidéo. Autant le début est amusant par ses drôles d’engins roulants (je suis resté devant la vidéo car je ne comprenais pas comment cela pouvait être dirigé), autant la seconde partie est bluffante : chorégraphie d’un synchronisation quasi parfaite avec de très jolies ombrelles…

Lien vers la vidéo.

Après cette perle aérienne, impossible de m’arrêter !
J’ai donc enchaîné sur « This Too Shall Pass » … Un jeu de dominos géant, avec pour pimenter le tout des objets hétéroclites qui s’entrechoquent, roulent, dégringolent pour former une chaîne rocambolesque (avec un chouette final).

Lien vers la vidéo.

Vous vous souvenez des chouettes illusions d’optique et de perspective dessinées par Lex Wilson ? Si oui, super, si non, vous irez lire l’article (c’est un ordre).
Tout ce baratin pour dire que « The Writing’s on the Wall » est une pépite artistique du genre. Filmée grâce à une caméra rotative, la vidéo nous fait perdre nos repères spatiaux avec force d’effets visuels bigarrés… Jugez plutôt.

Lien vers la vidéo.

Difficile de marcher droit après cette performance renversante, pas vrai ?
Heureusement que votre manque d’équilibre n’est pas contagieux. Il aurait été difficile de filmer convenablement « Here it Goes Again » , lorsque nos quatre énergumènes dansent sur des tapis roulants. Oui, les machins-trucs-bidules sur lesquels des gens passent leurs soirées à suer. Personnellement, cette utilisation détournée et stylisée me semble plus ludique.

Lien vers la vidéo.

L’avant-dernière vidéo que je souhaite vous montrer est probablement celle dont le concept est le plus barge.
Imaginez. Quatre musiciens dans une voiture bardée de bâtons ou bouts de caoutchouc, casques et ceintures bouclés, qui conduisent sur un circuit en frappant sur leur passage des tonneaux, bouteilles, pianos, guitares… afin d’en extraire une chanson.

Ça y est, vous voyez de quoi je souhaite parler ? Non, toujours pas ? Aucune problème, OK Go l’a fait pour vous, avec « Needing/Getting » !

Lien vers la vidéo.

Nous allons nous quitter avec le clip qui m’a le plus plu, musicalement parlant. Il est probablement aussi le moins hallucinant. Et puis, cela tombe bien, puisqu’il se nomme « Last Leaf » , ce sera donc la dernière des sept feuilles jetés au vent avec cet article.

Quoi qu’il en soit, le concept initial reste très sympa : un stop motion (suite de photographies mises les unes à la suite des autres pour former une animation) réalisé en grillant des tranches de pain de mie. Avant que certains d’entre vous ne s’indignent, je vous retranscris la description de la vidéo : les 215 morceaux étaient depuis longtemps passés de date.

Lien vers la vidéo.

Merci pour votre attention ; j’espère que la découverte (ou non, d’ailleurs), vous aura plu !
On se retrouve la semaine prochaine avec un nouvel article ; en l’attendant, n’hésitez pas à donner votre avis en commentaires, à partager vos trouvailles via Facebook et Twitter


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Impressionnant. Ces types sont complètements dingues, une créativité incroyable.

J’imagine les dialogues :
« – bon, on fait quoi pour le prochain clip ?
– et si on faisait de la musique avec une voiture ?
– bah, non on l’a déjà fait…
– alors une chorégraphie dans l’espace avec des trucs qui font splash
– ah ouais bonne idée

– mais on fait comment pour aller dans l’espace ?
– euh…
– y’a pas des avions anti-gravité ?
– si, c’est faisable. Je m’occupe des trucs qui font splash »

J’y vois aussi la volonté, peut-être inconsciente (?), de casser les frontières artistiques, esthétiques et de s’amuser (là c’est plus manifestement plus conscient).
Je retrouve alors des principes du dadaïsme qui faisait aussi de la création et du délire leur marque de fabrique : http://creative.arte.tv/fr/article/viva-dada
Le message : on a besoin de créer un nouveau monde et c’est pas en reproduisant le même qu’on changera grand chose ; brisons alors les frontières de l’art, des pays, des esprits !
Tout un programme toujours d’actualité.