Piste 1 – #20

Bonjour, bonsoir à tous et toutes pour cette vingtième édition (déjà ?) du format « Piste 1 » traitant de ma vision de la vision indépendante soundcloudienne, installez-vous, ça va commencer !

 

Retrouvaille.

Et oui, je suis encore vivant et je suis de retour pour vous broyer les tympans avec ma musique « de sauvage ». Avant de commencer « réellement » l’article, quelques clarifications s’imposent,  le fameux « 3615 Hyahya Life » !

 


Il y a clairement plusieurs raisons qui m’ont freinées ou motivées à ne pas écrire d’articles (sous n’importe quel format). J’ai attendu la version « 2.0 » du thème (dont vous pouvez trouver plus d’informations sur les (énormes) modifications faites sur le site à cet endroit) et je salue (au passage) sila pour le boulot titanesque qu’il a fait dessus (pendant que, moi, j’agitais les pompons pour l’encourager en envoyant des gifs sur twitter) pour utiliser « au mieux » certaines features que proposent le nouveau thème.

Mon manque d’investissement vient aussi de mon activité professionnelle, c’est difficile de tenir un rythme de parution hebdo’ quand on travaille entre 35~45 heures par semaine, en plus d’y rajouter des problèmes « personnelles » (déménagement, santé défaillante, etc), je m’en excuse.

Je me suis aussi beaucoup investi dans mon activité « artistique » de retouche d’image (pour vous faire des miniatures aussi, autant faire d’une pierre deux coups) en plus de réfléchir à de nouveaux projets, ces derniers sont pour l’instant « gelés » à cause de mon toaster qui ne tient pas la route. (déso, pas déso pour mon PC)


 

Mon cœur est à vous…

WELL ALRIGHT

On peut enfin passer à l’article en lui-même, ouf.

Aujourd’hui, le playset est composé de 6 titres de styles disparates issus d’artistes différents eux-aussi, pour une durée d’écoute moyenne estimée à 20 minutes et 30 secondes.

 

Late June – Time Moves Slowly : /chill_mood ON/. On commence tout en douceur, avec ce titre de Late June (que je n’ai jamais présenté auparavant), dans un esprit clairement « C H I L L », tout en mélancolie, en prise de recul, un moment pour se mettre dans sa p’tite bulle et « buller » sur sa vie. A-t-on fait les bons choix ? Un moment d’introspection, une contemplation neutre de sa situation tout en ayant ce sentiment de passer à coté de tellement de choses, de rester dans son quotidien, sa routine. Foncer tête baissé dans un mur sans avoir d’autres possibilités. Le « chill », comme je le disais déjà dans « Piste 1 #19 » , c’est vraiment un style artistique qui ne se repose que sur le ressenti de la personne, tout en sachant que cet « affect émotionnel » est partagé par les autres êtres humains, c’est un style universel et ceux qui n’arrivent pas à « (res)sentir » le chill sont soit trop « terre à terre », soit n’ont aucun problèmes. Cependant, il est quand même « néfaste » de « trop » se refermer sur soi-même, de « trop » se réfléchir, on perd peu à peu confiance en soi, en ses convictions, on voit juste sa vie défiler mi-amère, mi-défaitiste, avec pour seul compagnie, cette musique lancinante qui vous morcelle à petit feu. Vous faisant perdre tout espoir en un quotidien meilleur, qui n’est qu’une répétition de comportements adéquats au contexte que l’on vit. S’il vous arrive d’être dans ce genre de « moment de vie » (ie : mood), un conseil : Levez les yeux vers le ciel, contemplez la complexité physique des nuages, des différentes nuances de gris qu’ils revêtent, la facilité que vous avez à discerner les impacts de lumière à travers ces bouts de cotons flottant, comment pouvez-vous être aussi « pathétique » et « vide » quand vous pouvez « comprendre », « analyser », « incarner », « être », « ressentir », « contempler » toute cette Beauté ? . . . Vous méritez mieux que ça ! /chill_mood OFF/

Yaeji – Raingurl (Odd Mob x Crumbs remix) :  Votre vie vous appelle, *ring ring ring*. On se trouve ici devant un titre mi-dance, mi-house, mi-disco, mi-pelle à tarte. Titre très « sensuel »avec ces assets vocaux « léchés », ses basses assez « smooth » (Hyahya pointtrad : « lisses » en français, mais smooth a cette connotation de « doux », « lisse » et « agréable » en même temps, d’où le fait que j’utilise ce terme mais pas sa traduction). Un bon titre pour se « chauffer » avec son/sa partenaire (100% du vécu), si vous aimez la musique électronique plutôt que de mettre un énième titre de Barry White (daaaaamn . . . !).

Elley Duhé – Ain’t no feeling : Instru hypnotique, lyrics cinglantes et punchy. Le fond et la forme sont construits de façon intelligente, là où le fond est construit sur du low-tempo placide, avec un loop cyclique et répétitif, le « haut » est basé sur une dynamique très rapide, extrêmement rythmée (beaucoup de monté/descente dans le ton de la voix). Ils s’accordent, se jaugent entre-eux, se synchronisent pour mieux se désynchroniser par la suite et marquer une « rupture » (où le « haut » prend le rythme du fond et vice-versa). C’est un titre « solide » qui manque peut-être d’un poil de « folie » dans le fond, peut-être aurait-il été plus judicieux de faire le titre en « deux temps » en variant sur deux cycles d’assets (pour le fond/instru) de façon plus « saillante » !

Virtual Riot- Continue : Petit « remember » de mes débuts sur l’artbo’, la dernière fois que je vous avais présenté V.Riot, c’était avec « In my Head » lors de « Piste 1 #2 » , *outch* la bifle du temps fait mal quand j’ai vue que ça faisait « déjà » un an. V.Riot est toujours dans son style très « punchy », très « dynamique » entre une dance acidulée et une house-future hyperactive, ça fait toujours du bien de ressentir cette énergie débordante qu’il arrive à me faire ressentir. Ça monte, ça descend, ça glitch, ça sature, ça pète partout, ça se calme, ça scintille . . . V.Riot (VR pour les initié.es) c’est un peu l’artificier de la musique électronique, ça fait toujours du bien de voir ses explosions d’assets en faisant des onomatopées, la bouche grande ouverte, les yeux écarquillés : « Ooooooooh », « Waaaaaaah », « Daaaaaaaaaamn », « GOOOOOOOOSH » !

Baegod ft Sbvce – That Word : Hello world, this is « chill trap ». Baegod, c’est une artiste que j’ai découvert il n’y a pas longtemps (lors de l’élaboration du playset, c’était le premier titre d’elle que je venais d’écouter, on est actuellement en septembre 2018, je l’ai découvert en juillet de la même année), « That Word » était le premier titre pour annoncer son premier album, « Algorythm » (qui est sorti depuis et que je vous conseille). Je dois dire qu’il y a BEAUCOUP à dire de cette artiste et de l’album dont ce titre est tiré (j’avais fait un petit spitch en live-tweet) et ce petit bout de femme arrive à créer des musiques très intimistes dont un qui s’appelle « Honest », qui m’a totalement bouleversé (comme « Glitch Boy » de k?d, il y a de cela 3 ans « déjà » !) mais je vous réserve « tout ça » pour la prochaine édition de Piste 1, le numéro 21 où le titre est dedans. (DAT TEASING, SALAUD HYAHYA, SALAUD !) A retenir que c’est un titre qu’il faut écouter plusieurs fois et, réellement, se laisser-aller, lâcher le contrôle de ses émotions et juste « vivre » le son.

Porter Robinson – Fresh Static Now : Petit « point histoire » maintenant. Avant que « Porter » ne devienne « Dieu » lui-même, il ne faut pas oublier que tout le monde débute quelque part et je vous présente « FSN » (Fresh Static Now) qui est l’un des premiers titres « qui a eu du succès » de Porter. C’est très très raw/brut quand on voit maintenant ce qu’il crée via son nickname « Porter » ou « Virtual Self » mais il y a déjà cette nuance très « future » avec cette voix extrêmement « synthétique »/ »mécanique », on sent déjà que Porter crée petit à petit son style, sa patte artistique et je trouve toujours ça fascinant quand on prend du recul sur un artiste et qu’on voit le chemin qu’il a parcouru, les modifications dans son style, sa vision de la musique à cet instant « précis » (à travers des albums, des EPs, des titres « marquants »). On voit que Porter a vraiment « lissé » sa musique petit à petit pour donner naissance à une Future beaucoup plus « smooth » et qui a permis l’émergence d’autres artistes qui ont, à leurs tours, modifier ce genre comme k?d, Lucas Lush, REZZ, medasin et tant d’autres !


Cet article est à présent terminé, je vous remercie de votre « patience » et d’avoir lu et/ou écouté.

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A la semaine prochaine pour un « Hors-Série » (le numéro trois) qui risque d’être un « gros » article, sortez les bougies, on va fêter l’anniversaire de « Piste 1 » !


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