Saga Final Fantasy XIII

logo miniature

Saga Final Fantasy XIII

Partagez cet article
  • Partage Facebook
  • Partage Twitter
  • Partager via Google Plus
retour en haut

Début 2010, apparition du début d’une saga, d’un mythe enfin concrétisé dans le monde vidéoludique, Final Fantasy XIII (premier du nom) sort enfin ! Mars 2017, je vous présente cette saga, un OVNI musical. ON EST PARTI !

 

Bonjour à toutes et tous, je vous souhaite une agréable lecture pour ce « proto » article-dossier sur la saga Final Fantasy XIII, qui contiendra les musiques des jeux : Final Fantasy XIII, Final Fantasy XIII-2 et Lightning’s Returns – Final Fantasy XIII.

L’article sera structuré en trois parties, chaque partie traitant de l’univers musical d’un des jeu avec sa propre playlist. Pour les personnes qui sont « gameuses », qui lisent cet article sans connaitre les enjeux, tenants et aboutissants des jeux mais qui aimeraient les faire, je signale que l’article va MÉCHAMMENT SPOIL les dits-jeux en rapport avec les noms des titres et/ou les paroles qu’ils contiennent ainsi que des détails dont je parle. (c’est mis en gras, majuscule, vous êtes prévenu(e)s !)

Le contexte étant placé, commençons ce (lourd) dossier !

 

Final Fantasy XIII, la genèse d’un univers dense.

 

Lightning – héroïne de Final Fantasy XIII (rework Hyacinth Aorchis)

Final Fantasy XIII est un jeu-vidéo développé et édité par Square Enix. Il a été composé et arrangé par l’éminent Masashi Hamauzu (connu pour avoir composé un autre mastodonte du jeu vidéo, chez le même éditeur, Final Fantasy X), aidé par Mitsuto Suzuki (qui sera ensuite co-compositeur sur la suite de cet saga) avec les assets vocaux de Mina Sakai (pour les musiques chantées en solo).

L’OST du jeu (la version « classique » donc) contient exactement 85 pistes (alors que la version « limitée » contient un CD de plus) et après avoir écouté l’OST en boucle (ça fait quand même environ 4h non-stop je tiens à dire), j’en ai extrait 6, pourquoi celles-ci d’ailleurs ? Simplement car mon objectif était de créer un playset « congruent » avec lui-même. Je voulais des musiques intéressantes, tant sur le point technique, émotionnel et artistique que sur l’importance qu’elle a dans le jeu dont elle est tirée, un jeu vidéo est une œuvre globale et la musique doit lui correspondre ! Imaginez que je mets du Ramnstein dans un jeu « Barbie et le lac des cygnes », même si la musique est « belle », « jolie » ou « travaillée », elle ne sera pas congruente avec le jeu, cela créera un décalage, le joueur sortira de l’immersion. Et en parlant d’immersion, j’ai omis de dire que cette suite de jeu sont des « RPG », où le but du jeu (son gamedesign) est que le joueur s’identifie à son/ses personnage(s) pour mieux être « retenu(e) » par le scénario et l’ambiance du soft.

C’est pour cela que dans un RPG, il y a souvent un « groupe » de personnages, avec des spécificités propres, des histoires propres, un gameplay personnel. Tout est fait, de la conception de l’ébauche du personnage, à la finalisation de son gameplay, à ses lignes de dialogues, à ses différentes voix, ses postures, ses relations avec le groupe, son histoire/affect personnel jusqu’à la musique « theme » qui lui correspond ! Tout n’est qu’une question de « feeling » avec le joueur et la musique y aide.

Partons maintenant pour la description des musiques que vous avez eu le temps d’écouter pendant ce (trop) long monologue, voir même de cette infâme digression.

 

 

Blinded by light : J’ai débuté ce playset avec un titre « marquant » du jeu, c’est la musique qui se joue dans la majorité des combats. On retiendra de ce titre, cette absolument et étincelante envolée lyrique des instruments à cordes (dont des violons) avec, en fond, toujours des cordes mais plus graves avec des contre-basses, accompagnée par des percussions et une petite caisse claire de batterie. Le titre, avec cette structure, crée une montée en pression, un suspens en suspend. La musique crée une sorte de « méfiance » et qu’est-ce que j’aime ça !

Lightning’s theme : On aborde maintenant un « theme », celui du personnage principal, Lightning (vous avez d’ailleurs cliqué sur sa gueule pour arriver ici !). Ce titre est une variation du titre précédent, « Blinded by light » et la raison est « logique ». Pour présenter la musique, il faut présenter le personnage. « Lightning » (anciennement nommée « Claire Farron ») est un personnage froid, glaciale avec des tendances violentes (elle démonte son futur beau-frère à coup de poings quand même, DEUX FOIS ! o/), c’est une ancienne militaire, elle en a le tempérament. Le jeu apprendra à ce que vous l’aimiez car derrière toute colère, il y a une raison. Lightning a perdu ses parents très jeune et a dû assumer sa sœur et elle-même, sa vie a toujours été un combat (elle le dit elle-même dans le jeu), elle a beaucoup souffert. Donc quoi de mieux qu’une version alternative du thème de « combat » pour son propre thème !? Cette chanson est à l’effigie du personnage, une douce mélancolie qui s’élève dans une revanche, car Lightning, elle en a à revendre !

Ragnarok : Outch. On change de registre pour un titre lyrique (OUI JE SUIS HÉTÉROCLITE DANS MES GOÛTS MUSICAUX !), ce titre a une telle puissance, une présence … ! Pourquoi ce titre d’ailleurs ? Outre sa beauté technique, il est l’une des premières « grosses » musiques du jeu, la musique du destin tragique de nos personnages, voués à devenir un démon et de détruire leur propre monde … Un flashback est inséré en même temps que la musique, des explosions, un énorme monstre, des flammes, une guerre. Titre marquant par son relief et qui met bien en avant le coté « serious business » de la cinématique où on la trouve. Cette musique est associée à des moments tragiques, des révélations mais aussi comme une sorte d’épée de damoclès pour le joueur, dès qu’on commence à entendre les premières voix à d’autres moments du jeu, c’est qu’il va falloir préparer les mouchoirs … !

The Sunleth Waterscape : Ouffff ! Enfin un truc un peu plus joyeux et pop-synthé ! Cette musique correspond à une zone du jeu, où l’on incarne un personnage nommé « Vanille », vous savez, la connasse niaise de 16 ans qui fait des bruits d’orgasmes pour prendre son bâton dans la vidéo de Joueur du Grenier sur les RPG ! Le personnage se révèlera plus sombre mais dans le cas de la musique, il représente l’insouciance du personnage, un titre enjoué, innocent. De la bonne grosse synthé-pop-EDM avec des touches de pianos, très très « J-POP » dans l’âme et on aime ce coté « débile » ! Ne me remerciez pas, vous l’aurez encore bien 4 jours dans la tête à ce rythme !

The Gapra Whitewood : Plus originale cette fois-ci, tout en restant dans la légèreté. Cette musique, comme la précédente, rejoint aussi les « chansons de zone ». On y retrouve Lightning et Hope  (un autre personnage, un jeune adolescent). Cette zone et son coté très cristallin vient de la construction d’un lien entre les deux personnages. On garde une structure lourde en fond (caisse claire, basse, guitare) avec une voix cristalline et notes de piano, Lightning voit en Hope ce qu’elle était quand elle était plus jeune, on la voit sourire, une première dans le jeu … ! Mais tout va s’assombrir et le combat reprend. Cette musique est une « bulle de paix » dans une zone infestée de monstres mécaniques, organiques et de soldats de l’armée qui nous traquent.

Dust to dust : La musique la plus « puissante » en dernière et quelle puissance mais surtout quelle tristesse, quel marasme … ! « Dust to dust » est l’incarnation même de la torture émotionnelle sur les personnages pour que le joueur pleure. Imaginez-vous, vous venez de passer une trentaine d’heures à trouver un moyen de sauver votre destinée, votre vie et vos objectifs, vous grimpez une tour de plusieurs heures de jeu, à coup d’énigmes tordues et de combats retords, vous terrassez le boss et vous vous dîtes : « ENFIN ! On arrive au village d’Oerba, on va finalement s’en sortir ! » puis la douche froide. Le village a été rasé, les habitants sont devenus des monstres (ce que bientôt, vous serez), enveloppés dans une douce enveloppe de cristaux. Le village lui aussi est sous une sorte de manteau blanc, de la neige ? de la cendre ? Non, du cristal. Le village entier a été détruit et vous devez maintenant détruire vos anciens amis pour survivre … ! Cette chanson est aussi belle que cruelle. Elle incarne en même temps : la déception, le désespoir, l’acharnement, l’abattement et la détermination de vaincre, une putain de rage qui monte et explose en un espace de flottement, avec une voix en écho, chantant … « eternity » !

 

Voilà, c’était Final Fantasy XIII dans sa globalité, un univers riche et dense musicalement mais qui reste cohérent. Ce jeu est un chef d’œuvre de relation « musique <-> game design » mais avant tout, c’est une réussite avec des titres inoubliables.

 

Final Fantasy XIII-2, la déstructuration.

 

Final Fantasy XIII-2, wallpaper des personnages centraux de l’intrigue.

 

Final Fantasy XIII-2 change la donne avec un univers plus sombre et électronique que son ainé ! Il a été composé et arrangé principalement par Masashi Hamauzu (qui s’est occupé des titres de Final Fantasy XIII, qu’il a retravaillé pour ce jeu-ci), Naoshi Mizuta (qui s’est occupé des titres en rapport avec les voyages temporels et les zones) et Mitsuto Suzuki (qui a travaillé sur les titres en rapport avec le futur). Car, chose importante dans cet opus, l’intrigue met en place une réflexion sur l’existence humaine et le voyage dans le temps (avec la théorie de l’effet papillon). Musicalement, cette absence de cohérence (temporelle et spatiale), est mise en place par une des titres hétéroclites, on retrouve l’onirisme des musiques de Final Fantasy XIII mais avec des musiques plus « électroniques » (exit les violons, bienvenue au synthé !), ce décalage crée cette impression de désynchronisation autant au niveau narratif qu’au niveau de l’ambiance globale en terme d’esthétique et artistique.

L’OST est un poil plus imposant que son grand frère, avec pas moins de 5 heures d’écoute, pour 79 titres. Je vous évite l’éternel gros pavé pour l’explication des titres, passons à la playlist !

Playlist qui dure 25 minutes : Final Fantasy XIII-2

 

Eternal Fight (Eternal War) : On commence avec une musique « importante » du jeu car elle dénote avec le reste mais c’est aussi car c’est la musique qui accompagne le joueur, après l’écran titre, c’est la première musique du jeu qui a lieu pour un combat d’introduction (et semi-tutoriel). On retrouve la « tension » du combat, avec une mise en situation brutale dans un combat dantesque. Elle marque par ce mélange entre l’instrumentation « du précédent jeu » et des basses-synthés en fond qui place le jeu dans une nouvelle ambiance !

Limit Break ! : Damn. Voilà un des titres de Suzuki. Fleurant bon l’électro’, le rock, les assets vocaux saturés, la guitare électrique en puissance ! Résolument moins « lyrique » que Hamauzu, « Limit break ! » est l’exemple parfait pour montrer que les deux compositeurs ont une approche radicalement différente. Contextualisation maintenant : ce titre est une musique qui sera utilisée contre des « boss » qui sont des éléments centraux de l’intrigue secondaire des mondes auxquels ils sont associés, qui aboutira à la fin par une révélation. Dans son utilisation, il ressemble énormément à « Ragnarok » (présenté dans le jeu précédent) du coup ! Mais si je l’ai mise dans ce playset, c’est car c’est une bombe d’énergie, qui donne un aspect très industriel !

Plains of Eternity : /!\ WARNING ! J-POP EN APPROCHE /!\ Après voir présenté le style de Hamauzu et celui de Suzuki, voilà un exemple du style du troisième co-compositeur du jeu, Mizuta ! C’est un style entre ces deux confrères mais avec de la J-POP en plus. Ce titre, lui, est associé à une zone du jeu, une immense plaine (Hyahya’, srly là ?! « Plains of Eternity »= Plaine immense, c’était spotted d’puis l’début) quand le temps est ensoleillé, car cette zone du jeu a la particularité d’avoir une feature de gameplay permettant de changer la météorologie de la zone, chaque « météo » a sa propre musique. Et quoi de mieux que de la bonne J-POP nasillarde avec de l’électro’ pour mettre un peu de soleil dans ton petit cœur ?!

Yeul’s theme : Préparez les mouchoirs, vous en aurez besoin. Ce titre-ci, correspond à un personnage principal de l’intrigue du jeu, un personnage que l’on croise et recroise (mais qui est aussi l’objectif d’un des deux héros du titre) et c’est aussi un personnage que j’adore, on fait un « coucou » à Yeul. Titre assez triste, en guitare-piano-voix, le titre est simple, sans fioriture, sans orchestre philharmonique, sans les tonnes de retouches.

Pour comprendre le titre, il faut comprendre le personnage. Yeul, scénaristiquement, c’est plusieurs personnages et un concept en même temps, une sorte d’icône. Yeul, physiquement, c’est une jeune fille qui nait « oracle » (grâce à un don divin, les « yeux d’Etro ») dans sa tribu et lui permet de voir le futur (ainsi que tout les changements dans le temps), vous vous rappelez que je vous parlais de « voyage temporel » au début de cette partie, les Yeuls en subiront les conséquences, car ce don est accompagné d’une malédiction. Cette malédiction est simple, à chaque fois que l’Histoire change, elles ont une vision et à chaque vision, leurs espérance de vie diminue. Les « héros » que nous jouons sont donc des meurtriers, « tu » es un meurtrier en tant que joueur. Yeul est le concept de la destinée, quoi qu’il se passe, elle est vouée à mourir, « again and again » et à chaque fois qu’une Yeul décède, une autre nait. Un titre puissant et vibrant !

Noël’s theme – The last travel – : Gardez vos mouchoirs encore, c’pas fini. Déjà, on sait rien qu’avec ces lentes notes de piano au début que ça va être tragique. Noël, c’est le personnage masculin « principal » de ce jeu, on ne sait pas grand chose de lui, juste que Lightning (devenue entre temps gardienne de la déesse Etro) l’a envoyée « aider » et « sauver » Serah (la sœur de Lightning et deuxième héro(ïne) du jeu). Il faut attendre un combat qui tourne mal vers la fin du jeu (et fin « alternative ») pour en apprendre plus sur lui, Noël meurt et Serah est désemparée. Serah va voyager jusqu’à la fin de l’Humanité, dans une zone appelée le « Monde désolant ». Visuellement, tout est en noir et blanc avec des teintes de rouge foncé et on y croise les trois derniers humains encore vivants : Caïus (« méchant » du jeu), Yeul (ENCORE elle !) et surtout … Noël. Vous le poursuivez, voyez la mort de la dernière « Yeul » (LA Yeul de Noël), puis un dialogue mouvementé avec Noël qui en veut à Caïus de ne pas avoir trouvé un moyen de la sauver. Et là, la musique commence, la tragédie débute. Les deux vont combattre face à face et c’est Noël qui gagnera par « pitié » car on sait déjà que Caïus est invincible (lui aussi ayant un don divin, le « cœur d’Etro ») et on apprend « enfin » pourquoi Caïus veut détruire et tuer la déesse Etro (chose que l’on apprend dans le premier combat du jeu, celui de la première musique de cette playlist), en tant qu’être immortel, il a voyagé dans le temps, il a vu mourir une par une chaque Yeul. Caïus les a protégé, de la première à la dernière, il les a aimé, toutes sans exceptions en voyant bien que chaque Yeul était différente tout en étant unique. Il en veut à Etro d’être aussi cruelle et de lui avoir accordé ce don. Noël sera alors convoqué par Lightning et le « jeu » commence. La musique est à l’image de cette tragédie : un amour impossible et une amitié qui a volée en éclat … !/

 

Final Fantasy XIII-2 m’a marqué pour son scénario (assez traumatique et traumatisant quand on y réfléchit …) mais aussi pour pour les musiques ! Il y a une sorte d’alchimie entre Hamauzu et Mizuta qui marche et match direct ! Malheureusement, l’équilibre est assez inégal, il y a des titres clairement en-dessous, la faute à cet OST à « six mains », les musiques de Suzuki sont clairement trop « différentes » pour qu’il y ait une cohérence évidente, à l’image du jeu, le jeu sera « boudé » par les joueurs et critiqué pour les diverses incohérences. Mais en terme d’ambiance, elle y est, comme son grand frère, le jeu a un univers magnifique tout en déstructure, à l’image de sa musique.

Maintenant, on passe au dernier jeu de la saga, donc la fin pour « vous » de cet article trop long !

 

Lightning’s Returns, l’apothéose ou le jeu de trop ?

 

Lightning, « The Savior ».

 

Lightning’s Return a un OST de 74 titres, qui fait environ 5 heures d’écoute (dans sa version « classique », la version « PLUS » rajoute quelques musiques) et comparé aux deux jeux précédents, il est clairement différent. Scénaristiquement, il se passe plusieurs centaines d’années après le XIII-2, on y « re »incarne Lightning, appelée par Bhunivelze (c’comme si Dieu vous appelez quoi) pour sauver le monde du chaos car dans 13 jours, Bhunivelze se réveillera et le monde sera détruit pour en reconstruire un autre. Votre mission, si vous l’acceptez, est de sauver le plus d’âmes/humains possible !

Le jeu est donc « timé » en permanence (même dans les menus, le temps passe … !), beaucoup plus difficile et exigeant que les deux premiers, plus court aussi. Vous aurez le choix de choisir de sauver « quantitativement » ou « qualitativement » les gens, le jeu est plus nerveux (passant d’un jeu en « tour par tour » classique à un « tour par tour » dynamique), le jeu est stressant « tout le temps » !

Lightning’s Returns est toujours composé par les trois mêmes personnes que pour Final Fantasy XIII-2, soit : Hamauzu, Suzuki et Mizuka. Musicalement, ce jeu est différent car il y a moins de chansons « chantées » (5 au max du max, pour une dizaine avant quand même), avec des titres plus portés sur une mise en ambiance car, le jeu étant stressant et demandant au joueur d’être totalement concentré, il n’a pas le « temps » d’écouter la musique d’une zone, dans son approche le jeu mise donc sur des musiques « courtes » et « d’ambiances ».

La playlist dure environ 20 minutes, vous êtes prêts j’espère !

 

The Sleeping City : Cette musique, c’est la musique d’une zone où plane l’insécurité (vous allez devoir « enquêter » sur une série de meurtres sanglants en rapport avec « vous » justement) et la musique met en avant ce coté d’incertitude constant car elle est attachée à Luxerion (la fameuse zone) mais de nuit ! Donc vous enquêtez sur une série de meurtres et je m’en rappelle très bien car le jeu vous dit clairement : « Joueur, pour continuer, tu dois attendre la nuit et partir pour le cimetière ! ». J’vous dis pas l’angoisse … Un cimetière, des tombes et squelettes, cette musique, un rituel malsain qu’on interrompt suivi d’un meurtre … L’ambiance « lourde » y est et j’ai aimé ça ! Petit « plus » pour l’asset vocal féminin qui est le petit détail qui change tout.

Crimson Blitz : Voici le theme de combat de Luxerion, justement ! Quand vous passez de la musique d’avant à « ça », ça relance l’envie du joueur. Et oui, c’est une reprise du thème de combat de Final Fantasy XIII (petit touche « pour les fanboys », comme moi) et je trouve que ça colle plutôt bien. Dommage pour le coté très … « j-pop » du début de la chanson qui gâche un peu l’ambiance lourde de la-dite ville mais, heureusement, le mélange lyrique et « lourd » qui suit (de l’instru’ des guitares et basses électriques) marche tout aussi bien que les titres « mixtes » de Final Fantasy XIII-2 !

Noël and Yeul – The Promise – : Outch, il est de retour, le theme de Yeul. Je vous offre un Xanax à la fin du paragraphe (mp sur twitter pour les demandes !) si vous en avez besoin. Le fond est toujours le même, car on apprend que c’est à cause des actions de Noël et Serah (ce que vous avez fait dans Final Fantasy XIII-2) si, « sans faire exprès », ils ont cassé le temps et créé le chaos destructeur qui ronge le monde (oups…). Cette musique se joue lors de la rencontre entre Lightning et Noël et l’atmosphère pesante de la musique est le reflet de cette rencontre sous-tension.

High Voltage : Changement d’ambiance ! Quelque chose de plus « original » et à l’image de ce décalage dans le précédent jeu, cette musique c’est le thème de combat dans une autre zone, Yusnaan. Résolument EDM, avec des teintes de piano, des assets saturés, un titre très « construit » techniquement mais malheureusement ultra-répétitif et trop ressemblant … ! Je l’ai quand même mis car il est construit autour d’un son central, qui ne va pas évoluer du tout, qui sera entouré par d’autres sons qui sont, eux, évolutifs sauf que ça « boucle » autour de mêmes tonalités et tempos, dommage.

Lightning’s theme – Radiance – : Le dernier titre de l’article, composé « seul » par Hamauzu, une ode envers le personnage « central » de cette saga « XIII », que l’on nomme aussi « Saga Lightning ». C’est une version alternative, moins agressive que l’originale, plus douce, plus contemplative. Tout est calme, pourtant, on y note une force qui vient de ses sons « sourds », ça fait : *bam lourd* – *violon et piano* – *bam lourd* – concordance des deux sons. L’alchimie marche et reprend ! La musique est congruente avec l’émotion qu’elle transmet : du doute, de la tristesse, de la force … De l’espoir en somme.

 

Lightning’s Returns restera clairement le jeu avec l’OST la plus « en-dessous » en terme d’attente et de correspondance entre le « design » du jeu et ce que la musique doit transmettre, en revanche, c’est le jeu qui a les musiques les plus congruentes de la saga grâce à certaines scènes. Le jeu et sa musique sont inégaux, bourrés de défauts mais ils réussissent une certaine forme de sincérité comme si au milieu d’une guerre sanglante, il y avait un petit enfant innocent venu cueillir une fleur, on ne comprend pas bien « pourquoi » mais il est là, le gamin. On regrettera beaucoup de choses dans ce jeu, des zones avec des musiques génériques, un gameplay trop « différent », un moteur graphique « dépassé », une maîtrise du scénario douteuse mais il est sincère dans ce qu’il veut « donner » et ça, il n’y a pas beaucoup de jeux qui y arrivent ! Car, n’oublions pas, quand un compositeur prépare un titre, un son, une musique ou un effet sonore pour un jeu, ce dernier est entrain d’être codé. Il n’y a donc pas de repère visuel, pas de réel gameplay, tout n’est qu’une vision globale et de « si ».

 


 

Voilà, ce proto-dossier est terminé. Il fut très long (trop, même, je le sais) mais je pense qu’on sous-estime beaucoup les musiques dans le jeu vidéo. Globalement, on fait plus attention à l’aspect visuel qu’auditif mais pourtant, que serait Sephiroth sans sa chanson si connue ? Que serait Mario sans son « Wouhouuu, here we go ! » ? Qui se souviendraient encore de l’anime Pokémon sans son générique ?

La musique, plus globalement le « sound-design », est une étape cruciale d’un jeu, il est une des bases nécessaires à sa construction et je trouve qu’on en parle pas assez, c’est en cela que je veux en parler !

Merci de m’avoir lu et écouté, n’hésitez pas à laisser un commentaire sur le facebook ou vous lâcher sur le twitter de l’Artboratoire. Je vous dis « à bientôt » pour un prochain article ! 🙂

Laissez un commentaire (un cookie offert)