Emilie Serris : art abstrait et haut en couleurs

Bonjour,

Aujourd’hui, nous allons nous pencher sur le travail d’Emilie Serris, une jeune artiste incroyablement talentueuse, amatrice de formes sans queue ni tête et de couleurs chatoyantes !

La jeune artiste semble assez discrète en-dehors de ses apparitions aux vernissages et diverses expositions auxquelles elle participe dans le Sud de la France, ce qui est bien dommage tant ses œuvres ont un style tout particulier ! Sans plus attendre, je vous laisse les découvrir…

Toutes ces créations ont été réalisées à l’huile. Je suppose que des bombes de peinture ont aussi été utilisées pour parfaire les halos de lumière. Autant que vous, j’aimerais voir et comprendre quel est le cheminement de création, mais Emilie Serris semble peu présente sur les réseaux sociaux à l’heure actuelle… Peut-être plus tard, espérons-le !

L’avantage de l’art abstrait, c’est que je ne pourrais pas vous parler pendant des heures du réalisme époustouflant de ces peintures… Par contre, on ne m’arrêterait plus au sujet du choix des couleurs, des formes et de ces volutes de fumée qui s’entremêlent, formant des arabesques aléatoires sur la toile. Je serais intarissable si l’on évoquait subrepticement le jeu de lumière, celle qui nimbe les silhouettes de brume.

Malgré mon éloquence à ce sujet, l’information principale que je souhaiterais vous transmettre est la suivante : l’art abstrait, plus qu’aucun autre, résonne par les émotions que nous fait ressentir la création. Ma première idée était de vous parler de l’imagination que fait travailler cette forme artistique : j’ai toujours envie de voir à travers les formes incongrues une signification magnifique. Cette posture habituelle face à l’œuvre est intéressante et il en découle la question suivante : a-t-on besoin d’imaginer ce qu’il y a derrière la création pour l’apprécier et nous faire ressentir toute l’émotion de l’œuvre ? Question vaste et très certainement récurrente pour ma petite personne.

Lorsque ma grand-mère m’a montré la petite carte de visite d’Emilie Serris et que j’ai vu un de ses tableaux en miniature pour la première fois, j’ai lâché un « woah, c’est classe ». Pas d’imagination, rien de plus qu’une constatation absolue. Il m’est encore impossible de définir verbalement pourquoi j’ai eu cette réaction. Et là où l’art figuratif permet encore de se raccrocher à la composante apparente de la technique, l’art abstrait détruit les codes de la représentation et pousse le spectateur vers l’approche purement émotionnelle.

« Bah, j’aime pas » , aurez-vous alors soufflé en voyant les premiers tableaux de cet article. « Non, c’est bizarre » , aurez-vous ajouté, niant par la même occasion l’œuvre et le manque de mot définissant votre rejet. « Oui, mais c’est bien fait », aurait-on pu ajouter si la peinture était figurative. Or, fichtre, elle ne l’est pas. Pas du premier abord, pas sans notre imagination débordante et les divagations de nos cerveaux malades.

C’est pourquoi je rechignais à vous montrer de l’art abstrait, puisqu’il y a dans son appréhension une dimension toute personnelle, difficile à promouvoir et montrer, avec mon bagage de néophyte dans le milieu. Avant de me lancer dans la rédaction et histoire d’éviter de trop laides erreurs, j’ai fait appel au savant du village, j’ai nommé Wikipédia, qui a eu l’audace de citer Hegel :

« L’art doit donc se proposer une autre fin que l’imitation purement formelle de la nature ; dans tous les cas, l’imitation ne peut produire que des chefs d’œuvres de technique, jamais des œuvres d’art. »

Diantre, vieux fripon, comment oses-tu ? Sans disserter sur le sujet, je ne préfère pas une forme d’art à l’autre, et mes réflexions sur la représentation du réel n’en sont qu’à leurs balbutiements (on reviendra sur ce point dans un autre article), mais le travail d’Emilie Serris m’a fait prendre conscience de toute la relativité de mes articles dès qu’on sort du cadre technique.

Ainsi, dois-je vous proposer du vide réaliste ou de l’abstrait personnalisé ? Derrière ce questionnement binaire et simpliste se cache une réelle problématique artistique qu’ont rencontré les musées et que l’artiste en question dans cet article doit prendre en compte. Son style si prononcé et sa fougueuse jeunesse font d’Emilie Serris un électron lié au noyau de l’art abstrait. Elle s’en approche puis s’éloigne dès qu’une forme reconnaissable se perd dans un de ses tableaux. Elle gravite autour de lui avec une distance et une liberté joyeuse qui m’a poussé à vous la présenter aujourd’hui et qui, je l’espère, restera encore longtemps sa marque créatrice.

J’espère que sa découverte vous aura autant plu qu’à moi. Je vous laisse cogiter là-dessus et vous souhaite une agréable journée.


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