Navid Baraty : espace, planètes et nourriture

Bonjour,

Après le sel de Brian Owens, on continue notre série d’artistes aux outils farfelus… Navid Baraty, un photographe de talent, s’est tourné vers l’espace. L’espace, oui, mais un univers formé d’aliments en tous genres !

L’homme du jour s’ennuyait ferme comme ingénieur, alors il a attrapé un appareil photo et est parti s’amuser un peu. Navid Baraty a apparemment eu raison de poursuivre son rêve, d’après les résultats. Aujourd’hui basé à Seattle, il vit de sa passion et expose un peu partout. Je vous propose de découvrir une série de clichés qui ont été construits à partir de nourriture (oui, fallait lire le titre, aussi…).

L’art de Navid Barraty a cela de déstabilisant qu’il n’utilise pas ce que l’on suppose. En voyant les photographies, je me suis dit : « De la nourriture ? Noooon, c’est peint, ou alors c’est… awé, peut-être… »

Tous les clichés ont été réalisés en déposant la nourriture sur un scanner sans couvercle, créant l’espace noir. Les planètes sont faites avec un verre rempli de jus de tomate ou d’orange. Les poussières célestes sont matérialisées par de la farine, du sucre, des épices, des graines ou encore du fromage rappé.

Scanner et nourriture, outils indispensables

Scanner et nourriture, outils indispensables

Ingénieux, n’est-ce pas ?
Pour celui-ci, par exemple, Navid Baraty a utilisé des pancakes pour la planète et sa lune, de l’huile d’olive, de la farine, de la cannelle, du cumin et du sel pour les alentours.

Planète et Lune © Navid Baraty

Planète et Lune © Navid Navid

Allez, une dernière : cette nébuleuse est formée de saké, eau, colorant alimentaire, farine et sel.

Nebuleuse © Navid Baraty

Nebuleuse © Navid Baraty

Outre la technique utilisée, l’idée que l’univers nous entourant est fait d’aliments tous plus appétissants les uns que les autres me plaît beaucoup. Contrefaire la réalité à ce point, avec le sens du détail et l’originalité propres à Navid Baraty, est un travail clairement intéressant. Loin de changer la perception générale de mon monde, le travail sur les formes, la matière vaut le détour. On se base ici plus sur la méthode créatrice et sur le résultat final que sur la signification sous-jacente.

Pour finir en beauté :
Je veux bien être le Pac-Man céleste de cet Hansel et Gretel cosmique.


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