Piste 1 – #21 [Hard Smooth]

Bonjour, bonsoir à vous et bienvenue pour ce nouvel épisode du format « Piste 1 », pour l’édition « Hard smooth ».

 

Nous voilà enfin réunis pour ce nouveau voyage, il s’en est passé des choses (autant de votre côté que du mien, et j’espère, que du positif) depuis le dernier article. Mais trêve de bavardages, aujourd’hui c’est un petit set de sept titres, pour une DMM de 27 minutes, qui vous attend.

Avec cet article et ce playset, je cherche (comme à mon habitude) à vous immerger dans un monde émotionnel précis, un « univers » où s’entrechoquent les ressentis que j’ai eu et que j’ai essayé de condensé pour permeetre l’apparition d’une émotion intacte (ou du moins, je vais « essayer » de vous retranscrire d’une manière ou d’une autre, ce que « moi » je ressens quand je les écoute, à travers une explication du titre, des mots que j’appose sur mes ressentis, des tournures de phrases…) et comme d’habitude, pour parler de ce set, il faut parler de « moi ».

J’ai vécu des choses ces derniers mois que je n’avais jamais ressenti avant, à travers des évènements, des prises de position, des choix. Cet article, malgré la légèreté des titres que je vous présente dans quelques instants, sera plus « lourd » qu’à l’accoutumée. Il était temps que je me fasse « violence », que je sorte de ma bulle.

Voici « Piste 1 », n°21.

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acloudskye – Alignment : On commence avec un titre qui s’avère être le plus « excentré » du thème. Ces dernières semaines, je me suis replongé dans les films d’animation de mon adolescence: l’animation japonaise des 90’s/2000’s. Entre « Paprika« , « Colorfull« , « Ghost in the Shell« , « Porco Rosso »  ou bien même des séries comme « Sakura: Card Captor« , « Puella Magi Madoka Magica » ou simplement « Sailor Moon » (ON JUGE PAS OK, MÊME SI J’VAIS AVOIR 25 ANS, LES MAGICAL GIRL C’EST HYPE, OK BRO !?!). J’ai cherché des sons qui retranscrivent ce sentiment d’angoisse propre à un « genre » de film particulier comme « Perfect Blue » ou « Akira« . Cette sensation d’être confronté à quelque chose d’insurmontable, un secret insidieux, un sentiment anxiogène, un lien/une tension qui se crée entre le personnage fictif et que la personne réelle « partage ». « Alignment » fait état de ce sentiment, avec une approche très « crue » d’un malaise omniprésent. Il représente cette forme de lourdeur, dense comme un trou noir, dont ne s’échappe personne, un destin funeste. Un marasme ambiant qui « tranche » avec les envolées lyriques qui semblent se perdent en écho. Un son ‘juste’, tant dans la souffrance du ressenti que dans la réflexion qu’il amène, une transposition de ma réalité à la votre.

Young Citrus – Velvet : On passe sur quelque chose de plus « cotonneux », « Velvet » m’a irradié de son coté « pop acidulée » qui aurait croisé de la « chill-trap » dans l’atmosphère qu’il se crée et développe dès les premières secondes. Je me sens relaxé quand je lâche prise pour me réfugier dans cet univers ; il flirte avec l’auditeur, il devient langoureux (avec toujours cette dynamique quasi solaire qui fluctue toujours entre différents plans, donnant naissance à cette sensation de léger décalage entre « voix » et « bumper »).

Atreesto – Knock Em Out the Box : On part à présent en voyage et pour se faire, j’appelle ma meilleure amie : l’allégorie. Je ressens ce titre comme une méditation surréaliste et saillante, où la réalité ne semble (et se) réfléchir qu’à elle-même. Une obsession entêtante qui nait grâce à ce mélange platonique, de cette alchimie étrange entre du low-tempo (permettant l’émergence de cette ambiance « lourde » semblable une pluie mélancolique de basses) et ce choix de prendre le temps. Laisser le temps, au lieu d’utiliser les paroles ou la dynamique du titre ; Atreesto laisse ‘respirer’ son titre, il utilise le « temps » comme un asset propre au titre. Énigmatique et puissant.

Xavi – In her Hands : Il est là mon coup de cœur. Ce titre me donne la sensation d’avoir accompli quelque chose, il transpire la sincérité grâce à cette justesse dans la construction (assets par assets) du titre. L’utilisation brillante du drop pour changer de ‘fréquence’ (littérale et abstraite). Cette façon qu’a eu Xavi de « reset » un maximum le titre par « phases », pour se diriger vers d’autres dynamiques. Tantôt dans la saturation (premier drop), tantôt dans l’épuration (second), ce titre m’a marqué par cette enchaînement de phases différentes, toutes reliés par un drop. Xavi utilise plus le drop comme un élément de transition que comme un élément « final » ou « marquant » du titre. Pour faire un parallèle avec le cinéma, cela serait comme dire que la musique électronique est un film de Michael Bay (il y a un coté très « spectacle »/ »spectaculaire » dans l’utilisation de la pyrotechnie dans sa réalisation) alors que Xavi serait un film de Christopher Nolan (avec cet aspect très « éthéré »).

Gesaffelstein – Blast Off : On retourne dans du plus « classique » avec un artiste particulier, un mec qui a transformé la musique électronique, « papa » Gesaffelstein. Quand j’ai vu qu’il avait sorti un nouvel album (qui s’apelle Hyperion, si ça vous intéresse), j’étais plutôt « chaud » et surtout « HYPE ! ». J’avais une attente était très forte pour moi, j’attends un album de Gesa’ comme un gamin attend Noël, tu sais que cette journée va être magique mais j’ai été un poil déçu, il manque ce coté « Putain, c’est un génie ! » dans les premiers titres de l’album. Je sais que ma déception vient de moi, de mes ressentis liés à cette attente mais il faut reconnaître la « maîtrise » et la « qualité » des titres. Puis j’arrive sur ce titre,  le cinquième parmi dix titres, en featuring avec Pharrell (fatigué et sûrement saoulé de l’étiquette de « YES GUY » qu’un de ces derniers titres lui a laissé ?). Et là… *bam*. Une véritable petite pépite, une bombe d’énergie avec une bonne grosse dose de synthé psyché’ comme fil conducteur du titre. Gesaffelstein a cette manière d’accompagner le drop dans sa montée en puissance, à travers ces « gimmicks » ultra rétro dans leur construction. Ce titre me laisse perplexe tant il est complexe, tant il est ‘riche’ dans ses influences (synthwave, house 90’s, etc.) que dans sa manière de les retranscrire à travers une touche de modernité. Je prie pour qu’un jour, ce mec puisse enfin faire des OST de films SF comme « Tron » ou « Blade Runner », ce jour là si il arrive, j’aurais très très chaud.

1788-L –  : « MECHA/DAD » est de retour les enfants avec un nouvel EP (S Y N T H E T I K), avec des featuring à l’intérieur. Il faut dire que j’ai déjà parlé des deux par le passé, 1788-L a eu son propre article et j’ai déjà parlé de josh pan à travers l’un de ses titres dans un « Piste 1 » passé (Piste 1 – #18), sur son titre « paradise » pour être exact (qui me fait toujours autant d’effet d’ailleurs !). DAD est connu pour avoir une vision « saillante » de la musique électronique, il a un coté très « tranché » dans ses titres et de l’autre, on a josh qui a cette particularité de créer des titres « atmosphériques » (ie: qui ont chacun un atmosphère/une ambiance différente tout en restant dans la même « logique » et dans les mêmes « sensations/affects/émotions » ressenti.e.s). Et, à la lecture, les deux « univers » communiquent, se répondent de façon intelligente. 1788-L est tellement juste dans cette abysse d’échos, avec un background sonore incroyablement « effacé » et « présent » en même temps. Il y a vraiment cette idée de « partage » (autant sur le plan réel (le featuring) que sur le plan artistique (ils partagent le temps du titre) de la musique. Et tout « ça » mis ensemble, ça donne ce titre,  quelque chose de très « dur » (comme 1788-L sait faire), tout en ayant ce coté très « mystérieux », « éthéré » presque « érotique » de josh pan. Une petite perle de mélange des genres.

instupendo – Cinderella : On termine ce playset sur un son avec un taux de chillness très élevé. Quelque chose de très « nébuleux », un son très « doux ». Ce son a cette sensation de nostalgie positive, il a ce coté très « simple » qui le rend incroyable, j’ai ce même sentiment de liberté qu’avec l’épuration du titre de Xavi. Cet impression d’honnêteté dans ce choix de ne pas s’arrêter aux archétypes. Je suis heureux de ne pas pouvoir le classer dans un genre « précis » car c’est justement l’intérêt de ce genre de son, brouillé les pistes, d’être réellement « soi » et de ne pas à avoir à le rapproche de tels titres, de tels artistes et de juste profiter de ce qu’il a à offrir.


J’espère que cet article vous aura plu, ce « Piste 1 » a été douloureux dans sa conception (je suis passé par 4 playsets différents), d’où cette décision (personnelle) de choisir la contraction des termes « hard » et « smooth », qui correspond exactement à ce que je voulais « faire ressentir, une forme de sécurité émotionnelle devenue inefficace en somme.

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En attendant, à la prochaine et surtout … des bisous !

xoxo Hya’

/BONUS TRACK/


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