JOYRYDE © (by HyacinthAorchis)

JOYRYDE

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JOYRYDE

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Le vibrant artiste de la rue !


N’hésitez pas à écouter ce petit aperçu de Joyryde.

Temps d’écoute estimé : 19 minutes.


L’incarnation du « street-art » ?

« Joyryde » (aussi stylisé en « JOYRYDE« ) est un artiste « dj » américain, que je nomme personnellement « l’Invisible ».

Ce pseudo apparaît vers mars 2015 sur Soundcloud avec le lancement de deux « bombes musicales » : « Speed Trap » & « Flo ».

Ces deux titres vont littéralement exploser la (petite) sphère musicale du site avec un énorme démarrage pour un artiste inconnu, tant au niveau de la critique des amateurs de musique qu’au niveau du nombre d’écoute des titres.

Tout le monde va alors se demander : « Mais c’est qui ce mec ?! »

La réponse est : « Personne ». On ne sait concrètement pas grand chose sur cet artiste.

Certaines rumeurs (et je tiens bien à le préciser, « rumeurs » donc la suite des éléments n’ont pas été officialisés ou démentis dans les recherches que j’ai faites à ce sujet) prétendent que « Joyryde » aurait été anciennement connu sous le pseudonyme « Eskimo » (un dj avec des sons extrêmement différents de ce que fait Joyryde, très axé sur des sons « psychédéliques », portés sur la trance) et c’est tout.


Edit (12/01/2017) -> JOYRYDE a récemment confirmé qu’il était bien connu sous le pseudo « Eskimo » avant de débuter sa carrière sous un nouveau pseudonyme : « JOYRYDE » !


Joyryde est un artiste très discret sur sa vie personnelle ou professionnelle et il est encore « plutôt récent » dans le milieu musical pour en tirer d’autres éléments biographiques.

Reprenons !

Suite au succès de ses deux premiers titres, l’artiste sort un titre avec le rappeur américain Rick Ross (stylisé « Rick Ro$$ ») en sortant « Windows » ; là aussi, gros succès. Depuis, il participe à de nombreux festivals et sort des titres de temps en temps.

Même si ce n’est pas un trait biographique, il faut savoir que cet artiste n’apparaît jamais clairement sur la plupart de ses visuels. On ne voit pas son visage lorsqu’il est présenté physiquement, comme le montre l’image ci-dessous.

JOYRYDE ©

JOYRYDE ©

Ce qui donne vraiment l’impression qu’il n’a pas envie qu’on le reconnaisse, une approche « intéressante » de ce qu’est un artiste.

Joyryde, se rapproche beaucoup du mouvement « street-art ».

Par ailleurs, il a aussi un parti pris artistique important. La totalité de sa discographie est téléchargeable (via Soundcloud ou son site personnel) gratuitement.

Sophistication de la musique urbaine ?

Si vous n’avez pas écouté la playlist en début d’article, cet artiste plaît ou non ; il n’y a pas de demi-mesure possible.

Comme dit juste au-dessus, Joyryde s’implante dans le street-art, un style artistique inspiré et inspirant « l’urbain » (j’entends par là, qu’il est inspiré par le mode de vie « urbain » et est aussi une source d’inspiration pour ce dernier, vous suivez toujours ?).

Le style de JOYRYDE est souvent associé à la « bass heavy house », un genre extrêmement complexe à décrire car c’est un croisement entre plusieurs genres : « Heavy house », « Bass house », « Trap » (très grossièrement).

C’est un style très porté sur les basses et leur(s) rythme(s), souvent associé à la « trap » (dérivée « électro » du rap), de part le rythme très poussé qu’ils ont en commun. C’est un peu comme le genre « pop-rock », ces deux styles s’associent car ils partagent certaines caractéristiques qui s’assemblent bien, il en va de même ici.

C’est un son très métallique (la sensation de saturation est omniprésente), vraiment lourd en terme de montage sonore ; que ce soit de la trap ou de la heavy house, il y a une association de nombreux « assets ». Un asset est une « pièce sonore », un petit bout de musique qu’on ajoute au son initial.

Ce style est donc très « complexe », il demande beaucoup de travail « artificiel » : en terme de « montage sonore », on ne peut pas faire ce style en « live », sans préparation ou presque, cela devient du « freestyle ».

Pour entrer dans la version plus technique, la « bass heavy house » est un assemblage de basses asynchrones qui s’influencent, sur lesquelles on va juxtaposer des assets sur divers plans.

Il y aura les assets « devant/premier plan » (qui sont répétés plusieurs fois, « loop », dans la musique pour « donner un rythme » et créer une base) et les assets « derrière/second plan » (qui sont placés là pour renforcer un moment « fort » du son, comme un refrain/couplet important). L’asset aura pour but de faire « ressortir », on ne doit pas le confondre avec la base/fond sonore.

 Comment faire vibrer une voiture en cinq étapes.

Suite à un précédent paragraphe un tantinet long, venons en au principal : la musique !

Pour vous présenter Joyryde, je vais vous parler des titres des plus anciens aux plus récents. Et la question qui nous intéresse aujourd’hui, c’est : « Peut-on faire vibrer une voiture à l’aide de basses suffisamment « basses » ? » ; La réponse est : « oui » (approuvé et attesté personnellement !)

Joyryde – Flo : Voici la première « bombe » lancée sur Internet par cet artiste. La chanson commence sur un « asset premier plan » qui va peu à peu se distordre pour enchaîner sur un autre asset premier plan et ce dernier va lancer les basses ultra-saturées qui vont monter et descendre toutes les 2 secondes, donnant une impression d’angoisse, de « compression ». Ce ressenti va ensuite saturer et envoyer la base sonore du titre ; deux basses, la première très très saturée et réverb’ et une deuxième, plus en arrière, plus « douce », sur lesquelles on va « jouer ». On va y apposer divers assets vocaux et sonores (ce qui donne un effet très « trap » !). Joyryde va moduler les deux lignes de basses en les distordant, comme un effet de « ralenti » ou un effet « d’accélération ». Les bases du style « Joyryde » sont posées !

Joyryde feat Rick Ross – Windows : On commence sur une voix (celle de Rick Ross) typée « basse synthé » sur laquelle Joyryde appose une ligne unique de basse qui se veut « angoissante », elle constitue une « rampe de lancement » pour une deuxième ligne de basse plus « aiguë » qui va la surpasser. Lors du refrain, les basses s’estompent sur une troisième ligne plus lente, calme, elle est là pour « souligner » le refrain. Cela va ensuite s’enchaîner rapidement avec la fin du refrain et littéralement « partir » dans cette distorsion dont Joyryde a le secret. La voix va « glitcher« . Elle va se répéter dans des boucles asynchrones et non-cohérentes. Par la suite, Joyryde va utiliser les assets vocaux du début de la chanson pour créer un « écho », permettant aux basses de rester en fond… pour ensuite « mieux » remonter et exploser ! C’est ça le secret finalement, les basses oscillent, tantôt « primordiales », tantôt « secondaires ».

Joyryde – Hari Kari : Celle-ci va être compliquée car c’est ma préférée ! On commence avec une ligne de basse qui oscille « typée violon » sur laquelle on va juxtaposer un asset-sample (par exemple : un sample est un morceau d’une chanson, avec la voix « originale » ; le sample est un asset mais un asset n’est pas forcément un sample !). Mais ce que j’aime tant dans ce son, c’est la ligne de basse principale du titre, le « core » du titre. Une ligne de basse réverb’ qui, si on fait attention, symbolise et est scandée comme le rythme cardiaque humain « normal ». La réverbération rend cette ligne très « mystique », très « trance » (ce qui alimente encore plus les rumeurs) !

Joyryde – The Box : Un titre plus « classique », moins « osé ». On retrouve néanmoins cette ligne de basse en réverb’ mais cette fois-ci de façon plus « agressive », c’est une montée brusque, violente, comme un tir de fusil. Puis, le refrain part dans une ligne de basse comme dans « Hari Kari » (typé « trance ») et cette fois-ci, la voix suit la ligne de basse. Il y a une « petite » évolution mais le plus gros changement, c’est ce que je nomme le « bullet time effect ». Cet effet, c’est la basse qui donne l’impression de se contracter et de se dilater de façon rapide. Ce ressenti n’est pas dû à un retardement/accélération « temporelle », c’est un changement brusque de fréquence du son. Le son va osciller entre des plages étendues de façon extrêmement rapide ! Là aussi, cet effet est très « trance ».

Joyryde – Hot Drum : Pour moi, c’est le titre le plus abouti qu’il a produit pour l’instant. On y retrouve « tout » le style Joyryde : les assets sonores, les basses diverses (une ligne « core », une ligne « secondaire » qui sont ensuite modifiées pour une troisième ligne « définitive » qui va osciller entre les deux rythmes des deux premières lignes), les assets vocaux et ce « bullet time effect » … Comme le dit la  musique elle-même : « COMBO ! ». Joyryde réussit à associer la trap, la house, la trance et des teinte de drum & bass de façon « brillante » car aucun des styles n’est mis en avant !


Voilà, cet article est « déjà » terminé ! (oui, petite pointe d’ironie car je sais, il était long …)

Joyryde a un univers musical très étendu, il croise les genres et « crée » des effets originaux qu’on ne s’attend pas à entendre, je pense par exemple aux sons de caisses qu’on entend dans « Hot Drum » (après le « combo ! ») qui donne un effet « tribal » très « hypnotique ». Cet artiste, même si son style ne plaira pas à tout le monde, maîtrise « son » style et quand on voit l’évolution globale entre « Flo » et « Hot Drum », il est un artiste à suivre attentivement !

N’hésitez pas à laisser vos retours, votre avis ou votre ressenti personnel sur Joyryde dans la partie « commentaire ». N’oubliez pas les « like » et autres termes barbares comme « RT si ta u 1 crush » ou « Fav si ta kifé » sur les réseaux sociaux de l’artboratoire (sur twitter ou facebook) !

Je vous remercie d’avoir lu et « entendu » cet article, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un « groupe » extrêmement dérangé !

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